Jeudi 4 septembre
Santé sexuelle : adoptez les bons réflexes 🏥
Rédigé par Fabien Pigalle
Paca est la 2e région la plus touchée par les Infections sexuellement transmissibles (crédit : Adobe Stock).
À l'occasion de la journée mondiale de la santé sexuelle, il est important de rappeler les bons réflexes à adopter et les structures d’accueil à votre disposition à Nice. On fait le point.
On parle de quoi ?
- Cette journée a été créée en 2010 par la World Association for Sexual Health (WAS) afin de promouvoir une vision positive, respectueuse et inclusive de la sexualité.
- Une thématique d'actualité, comme en témoigne le renforcement du programme Evars (éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité dès cette rentrée scolaire.
- L'objectif est de libérer la parole et de renforcer la prévention.
- D'autant qu'après Paris, Paca est la 2e région plus touchée par les Infections sexuellement transmissibles (IST).
- Quant à l’usage du préservatif lors du dernier rapport sexuel (au niveau national), il est passé de 70 % à 61 % chez les garçons, et de 63 % à 57 % chez les filles d'après une étude de Santé Publique France.
Quelles structures ?
- Depuis 2015 une nouvelle structure appelée « Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections sexuellement transmissibles » (CGIDD) a été mise en place dans les départements.
- C'est le résultat de la fusion des Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) et des Centres d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST (CIDDIST).
- Les consultations dans ces structures sont gratuites. À Nice, le centre est situé sur l'avenue Baquis et vous pouvez prendre rendez-vous ici.
- Il est aussi possible de se rendre au service spécialisé de l'hôpital l'Archet.
Pourquoi c'est important ?
- « Nous avons constaté une recrudescence chez les jeunes des maladies sexuellement transmissibles (MST). Certaines pathologies sont asymptomatiques et c'est pour cela qu'il est important de faire des dépistages réguliers », rappelle Marie Cid, gynécologue obstétricienne à l'hôpital l'Archet.
- Le docteur est également médecin référent de la Maison des femmes des Alpes-Maritimes, qui accueille à Nice les personnes victimes de violences.
- « Des traitements existent pour les MST, mais il est aussi question de douleur et d'inconfort. Il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin ou son gynécologue », poursuit-elle.
- À l'Archet, une Unité douleur permet de prendre en charge des patientes sujettes au vaginisme ou à la vulvodynie. Des douleurs à l'intérieur ou à l'extérieur du vagin. Une psychologue et un sexologue ainsi que des spécialistes composent cette nouvelle unité.
- « La sexualité ne doit pas être douloureuse. Si c'est le cas, il faut en parler », insiste le docteur Marie Cid.
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