Lundi 24 novembre
Tout savoir sur la prostate
Rédigé par Fabien Pigalle
30% des cancers de la prostate nécessitent un traitement dit de « surveillance active » (crédit : Adobe Stock).
La campagne « La Prostate, parlons-en pour nous protéger » fait étape à la salle Le Stockfish, aujourd'hui à 18h pour une grande soirée d’information et de prévention. L'occasion de déconstruire certaines idées reçues.
Qui ?
- Le Pr Matthieu Durand, chef du service d’urologie et de transplantation rénale du CHU de Nice animera cette soirée, entouré d'experts comme lui, du Centre Antoine-Lacassagne, du CH de Cannes, du CH Menton, de l’Institut Arnault Tzanck, de l’Hôpital La Fontonne, et de l’Hôpital de Cimiez.
- « Nous aurons également des patients témoins et des associations. L'objectif est de parler de la prostate, décrire cet organe, dire à quoi il sert, et parler de son cancer insidieux » , résume Matthieu Durand.
- Ce rendez-vous s'inscrit dans la campagne Movember qui met en évidence la santé masculine.
Ce qu'il faut savoir
- « Il est important de rappeler que le cancer de la prostate est la 3e cause de décès par cancer », rappelle-t-il.
- Dans la majorité des cas, celui-ci est silencieux. « Mais c'est un cancer très hétérogène avec des formes graves et d'autres qui ne le sont pas. Ce paramètre renforce l'importance d'être bien informé pour éviter les amalgames. »
Quels réflexes ?
- « Entre 50 et 75 ans, il faut poser la question à son médecin traitant de la pertinence d'un dépistage. 3 étapes possibles : la prise de sang et le toucher rectal ; si les résultats sont suspects, il y aura ensuite une IRM de la prostate, puis enfin si nécessaire à nouveau une biopsie », détaille-t-il.
- Le dépistage est recommandé dès 45 ans s'il existe des antécédents familiaux de cancer de la prostate, cancer du sein ou des ovaires. « Ces cancers sont liés à une mutation génétique et leur forme peut être grave d'où l'importance d'un dépistage précoce. Il ne faut pas faire l'autruche. »
- L'âge moyen des personnes qui déclarent un cancer de la prostate est de 68 ans.
Quels traitements ?
- Près de 30% des cancers de la prostate nécessitent un traitement dit de « surveillance active ».
- « Il ne faut donc pas croire qu'un cancer de la prostate engendre automatiquement une prostatectomie », rappelle-t-il.
- Malgré l'augmentation des cas de cancer de la prostate liée à l'augmentation des dépistages, les chiffres des prises en charge restent stable avec 15 000 à 20 000 opérations par an.
- « Dans 75% des cas, l'opération se fait par voie robotique qui permet d'améliorer les résultats à 3 niveaux : le résultat sur le cancer lui-même, la continence et l'érection », insiste-t-il.
- Il existe aussi un traitement focal qui brûle le cancer grâce à des ultrasons hautes intensités.
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