L'entretien : « Faire soigner ses enfants en toute confiance » 🩺
Fin décembre, le Conseil d’administration de la Fondation Lenval a nommé Céline Metge Directrice générale. Une promotion interne pour cette femme diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes, qui avait démarré sa carrière au CHU de Nice en tant que directrice de l’hôpital Saint-Roch. Elle avait rejoint la Fondation en 2024 comme directrice déléguée de l’Hôpital Pédiatrique Universitaire.
Quel regard portiez-vous sur la fondation ?
« Comme beaucoup de Niçois, quand on parle de Lenval, on pense à ce bâtiment bleu emblématique sur la Promenade des Anglais au service de l’enfance. Lenval, ce sont tous les services sanitaires et sociaux liés aux enfants. Dans mon parcours, j’ai été directrice de l’hôpital Saint-Roch et j’ai eu l’occasion d’en discuter avec mes collègues, même au CHU, naturellement en tant que parent, on se tourne vers Lenval pour faire soigner ses enfants en toute confiance. J’ai découvert ensuite qu’il y avait une très grande partie médico-sociale méconnue. Lenval, c’est aussi un centre de jour franco-monégasque de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à Beausoleil, un psychobus qui sillonne les vallées ou encore un Institut Médico-Éducatif Bariquand Alphand, etc. On parle en tout de 1500 professionnels répartis sur 21 sites azuréens ! Nous prenons en charge tous les enfants qui en ont besoin. Les équipes font preuve de compassion, de bienveillance et de générosité. Ce sont les valeurs de Lenval depuis plus de 140 ans. »
Quelles sont vos premières missions ?
« Nous souhaitons travailler dans une plus grande transversalité avec les différents sites et spécialités. Mais l’un des premiers gros sujets concerne le climat social au sein de Lenval. On ne va pas mettre cela sous le tapis et nous voulons instaurer un dialogue grâce à un comité paritaire. On ne peut pas gâcher autant d’énergie ou de temps avec des situations conflictuelles. On doit apaiser tout cela et mettre en place des organisations et des espaces de prise de parole pour se concentrer sur le fond. Nous voulons promouvoir le travail de nos équipes, la qualité des parcours de soins des enfants, mais aussi mieux communiquer sur les travaux de recherche de nos praticiens ou notre contribution à la recherche médicamenteuse. »
Vos relations avec le CHU ?
« Nous sommes liés par un vieux partenariat et il y a aujourd'hui des divergences des deux côtés. Ce sont des nœuds essentiellement administratifs et financiers que nous devons démêler ensemble. Il faut que tout le monde y mette du sien, que chacun se mette à la place de l’autre. Un administrateur tiers a été nommé pour y parvenir. C’est une bonne chose et personnellement, je préfère regarder devant, plutôt que derrière. Il faut qu'on avance. Encore une fois au quotidien les équipes continuent de travailler très bien ensemble. »
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nice