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Jeudi 5 février

Des volontaires pour combattre la grippe ?

Rédigé par Gaelle Belda.
1000 personnes sont recherchées aujourd'hui dans les Alpes-Maritimes (crédit : Adobe Stock).

Cette année, le dispositif national Grippenet/Covidnet qui va dans le sens de la lutte contre les infections respiratoires, prend une autre ampleur. En effet, les Alpes-Maritimes - avec le Bas-Rhin - ont été désignées comme département pilote de l’opération nationale…

De quoi est-il question ?

  • Grippenet/Covidnet est un projet national de surveillance et de recherche sur les infections respiratoires, créé en 2012 et coordonné par l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (IPLESP), sous la tutelle de l’Inserm et de Sorbonne Université.
  • Sa mission? Faire avancer la recherche scientifique à un niveau national, mais également européen. Les données recueillies auprès du grand public permettent d’obtenir des informations fiables sur l’évolution des épidémies.
  • « Aujourd’hui, plutôt que d’attendre les remontées des hôpitaux, médecins et pharmaciens, on récolte les infos à la source : auprès de la population générale », explique Romain Marmorat, épidémiologiste du réseau Sentinelles. D’où la nécessité de recruter des volontaires.

En pratique

  • Environ 5000 personnes participent déjà. « Mais c’est une cohorte vieillissante qui mérite d’être rejoint par d’autres profils encore. Et notamment dans le 06 où nous ciblons, aujourd’hui, les 1000 volontaires. »
  • Ils sont entre 200 et 300 actuellement et une nouvelle campagne de mobilisation est relancée aujourd'hui.
  • « Pour s’inscrire, il suffit de compléter un questionnaire simple, anonyme et sécurisé. Et puis, chaque semaine on en complète un nouveau. Si tout va bien, il y a deux cases à cocher. Si on est malade, c’est un peu plus détaillé. Cela reste rapide, sans engagement de durée. »
  • C’est une surveillance en temps réel, qui offre plus de réactivité, assurément parce que plus ajustée à la réalité. « On sait que 60% des gens malades ne consultent pas », précise Romain Marmorat. D’où l’intérêt de ne pas se fier aux seules remontées des cabinets…
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