Lundi 9 février
Le burn-out parental, parlons-en !
Rédigé par Fabien Pigalle
Selon une étude, 53% des parents se disent en état d'épuisement (crédit : Adobe Stock).
Ce soir à 18h30, à la Maison des associations Garibaldi, dans le cadre du programme Les rendez-vous de la parentalité !, une spécialiste évoquera le sujet tabou du burn-out parental.
Les grandes lignes
- La Ville de Nice a lancé Les rendez-vous de la parentalité ! qui permettent d'échanger gratuitement autour de conférences ou ateliers avec des experts de la petite enfance.
- Parents et professionnels peuvent poser leurs questions et trouver une réponse adaptée à leurs besoins et à ceux de leur enfant.
- Ce soir, Emilie Junca, Psychanalyste-Thérapeute aborde le sujet du burn-out parental.
- L'entrée est libre sur inscription.
Quels conseils ?
- « Il est très important d'en parler et de ne pas se renfermer. Le burn-out parental, une fois diagnostiqué, contrairement à une dépression, est soigné dans 100% des cas. C'est quelque chose sur lequel on peut agir à condition d'être accompagné par un professionnel », confie la psychanalyste.
- Cette pathologie est plutôt tabou. « Quand on est parent, on peut ressentir un grand sentiment de culpabilité à ne pas être heureux. Ce sentiment de culpabilité vous ronge alors de l'intérieur ; voilà pourquoi il est important d'échanger. »
- « Si ce n'est pas pris au sérieux, les parents continuent de subir et se mettent alors en mode pilote automatique. Ils ont le sentiment de devoir faire des choses sous la contrainte, sans aucun plaisir. Evidemment, l'enfant capte et ressent la fatigue et l'énervement des parents. Il peut alors soit devenir plus turbulent encore, soit disparaître et s'effacer complètement. »
En chiffres
- D'après une étude de Santé public France, le burn-out parental concerne en France près de 6% de personnes. Mais ce chiffre n'est que la face émergée de l'iceberg.
- Selon une étude Opinionway pour la Fondation Apprentis d'Auteuil datant de l'an dernier, 53% des parents se disent en état d'épuisement.
- 45% éprouvent l’envie de fuir, 44% de pleurer d’énervement, de fatigue, de dépassement. 56% affirment même perdre leur calme de manière régulière.
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