« La place de Paris a toujours été centrale dans la chanson française »
Journaliste spécialiste de la chanson française et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, Bertrand Dicale monte sur scène dimanche au Théâtre Montparnasse (14e) pour Parlons Chansons, une conférence dans laquelle il évoque une thématique liée à cet art. L'occasion de s'intéresser avec lui aux liens entre la capitale et la chanson.
POURQUOI PARLER DE CHANSONS SUR SCÈNE ?
« Le Théâtre Montparnasse m'a proposé d'imaginer une série de 3 conférences, dont la dernière se tient ce dimanche, pour évoquer le sujet de la chanson de manière moins universitaire et plus légère. J'essaie de répondre à des questions à la fois rigolotes, originales et sérieuses. Pour la prochaine, nous nous demanderons pourquoi tant de chanteurs français sont étrangers. »
« L'idée est de se promener dans les chansons, l'histoire des artistes et du public. On écoute des tubes mais aussi des créations que personne ne connaît. À la fin, on repart avec des titres de morceaux ou d'albums, des voix à écouter, et le moment se prolonge à la maison. »
ÉVOQUEZ-VOUS PARIS DANS CES CONFÉRENCES ?
« Forcément, car la chanson, c'est Paris. On n'y peut rien ! C'est la ville des chansons, il n'y a qu'à voir tous les morceaux dans lesquels quelqu'un prend le métro. Et la capitale, c'est aussi le business. »
« Le compositeur et chef d'orchestre américain George Gershwin disait : « Il y a deux thèmes de chanson, l'amour et Paris ». Dans quelle autre ville au monde aurait-on Joe Dassin, Dalida, Jane Birkin ou Serge Gainsbourg ? C'est aussi cette ville-là qui fait que tous ces étrangers parlent à la France, parlent de la France et parfois même parlent le français. »
QUELS SONT LES LIENS ENTRE PARIS ET LA CHANSON, ET COMMENT ONT-ILS ÉVOLUÉ ?
« La place de Paris a toujours été centrale dans la chanson française, et c'est encore le cas. On compte environ 8 000 chansons enregistrées sur Paris. Il n'y a pas une chanson symbole de Paris, c'est la chanson qui est symbole de Paris. »
« Aujourd'hui, la présence de « Paname » dans le hip-hop est vertigineuse. Maintenant, Paris est plus grand, incluant aussi les banlieues, dont sont originaires un nombre très important d'artistes qui revendiquent leur attachement à leurs communes d'origine, et conservent une place majeure pour la capitale dans leurs visuels, en allant par exemple tourner leurs clips sous la Tour Eiffel, ou même parfois dessus. »
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