Mardi 24 mars
Une exposition sur les cartes et l'imaginaire à la BnF
Rédigé par Marine Slavitch.
L'île d'Utopie, l'île au trésor ou la Terre australe sont des exemples de terres imaginées sur carte (crédits : Thomas More, BnF, bibliothèque de l’Arsenal - Robert Louis Stevenson, Monro Scott Orr, BnF, Cartes et plans - Guillaume Le Testu, Service historique de la défense, Vincennes).
À la BnF François-Mitterrand (13e), l’exposition Cartes imaginaires, Inventer des mondes explore la part de rêve et de fiction qui se cache derrière la cartographie. Des parchemins médiévaux à l’art contemporain en passant par les jeux vidéo, elle est à voir d'aujourd'hui au 19 juillet.
On rembobine
- Au Moyen Âge, les cartes représentent autant les terres déjà découvertes que celles que l’on ne connaît pas encore.
- Les cartographes de l’époque imaginent les zones inconnues, appelées terra incognita, comme remplies de personnages fantastiques.
- Avec la Renaissance, la cartographie évolue et intègre des utopies qui donnent forme à des terres rêvées comme l’Atlantide ou l’Eldorado.
- Aujourd’hui, cet héritage se retrouve dans la fiction et le jeu vidéo, où les cartes continuent de créer des mondes imaginaires afin d’accompagner un récit.
Un voyage en 4 étapes
- L’exposition réunit 200 œuvres de la BnF et d’établissements comme la British Library ou la Bibliothèque apostolique Vaticane.
- La première escale plonge dans les mondes inexplorés des cartes médiévales.
- La 2e présente des mondes légendaires comme le royaume du prêtre Jean ou les îles de l’Atlantide, entre réalité et merveilleux.
- La 3e partie explore les mondes littéraires et fictifs qui donnent corps aux histoires de Narnia, Game of Thrones, Le Seigneur des Anneaux ou Assassin’s Creed.
- Enfin, la dernière étape fait dialoguer cartes anciennes et art contemporain pour révéler la poésie et le symbolisme de la cartographie.
« Une scénographie féérique »
- Un dispositif tactile développé avec Ubisoft permet de naviguer dans l’Atlantide du jeu vidéo Assassin’s Creed Odyssey.
- Les plus petits peuvent également trouver leur compte en participant à une chasse au trésor avec une carte à gratter et des énigmes pour retrouver 10 œuvres parmi celles de l’exposition.
- « L’exposition est pensée comme un véritable voyage, avec une progression vers l’imaginaire rendue sensible par une scénographie féérique, presque enveloppante », précisent Julie Garel-Grislin et Cristina Ion, commissaires de l’exposition.
Y aller : Quai François-Mauriac, 13e. Du mardi au samedi de 10h à 19h. Le dimanche de 13h à 19h. Billetterie ici, de 8 à 10 €.
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