Mardi 14 octobre
Une journée pour protéger la qualité de l'air à Paris
Rédigé par Quentin Robardet
Une étude sur l'impact des nouvelles mesures de circulation sur le périphérique parisien est sortie il y a quelques jours (crédit : Adobe Stock).
La 10e Journée nationale de la qualité de l'air est célébrée partout en France aujourd'hui, avec plusieurs événements à Paris. L'occasion d'évoquer des études récentes sur l'air parisien.
À RETENIR
- Depuis 2015, le ministère de la Transition écologique organise chaque année cet événement national.
- Il a pour objectif de « sensibiliser les citoyens à l'importance de la qualité de l'air que nous respirons et de valoriser les bonnes pratiques pour le préserver et protéger sa santé », explique le ministère.
- Des rendez-vous sont prévus à Paris, organisés par le syndicat CFE-CGC (8e) ou par l'OQEI (16e). Informations et réservations ici ou ici.
- La campagne Itinér'air termine son tour de France de sensibilisation aux maladies respiratoires de 10h à 17h sur le parvis de la Gare de Lyon (12e), avec des tests de souffle accessibles sans rendez-vous.
L'AIR À PARIS
- Airparif, observatoire de la qualité de l'air en Île-de-France, vient de publier une étude sur les impacts économiques de la pollution de l'air dans la région à l'occasion des 10 ans de l'Accord de Paris.
- L'organisme estime que les politiques de réduction de la pollution ont permis d'économiser « 61 milliards d'euros » en réduisant, entre 2010 et 2019, « le nombre de décès prématurés liés aux particules fines de 10 350 à 6 220 ».
- « Ces données se concentrent essentiellement sur les impacts sanitaires, notamment la mortalité, la morbidité et le coût des soins, mais comptent aussi les pertes de productivité, et quelques effets non sanitaires comme les pertes de rendement agricole », explique Lou Méchin, ingénieure chez Airparif.
ET SUR LE PÉRIPH ?
- L'organisme a aussi publié une 1re évaluation de l'impact des mesures de réduction de la vitesse de 70 à 50 km/h sur le boulevard périphérique.
- Il signale des « résultats significatifs » avec notamment une diminution de 6 % des concentrations moyennes de dioxyde d'azote, principal polluant émis par le trafic routier, qui « s’explique par une diminution du trafic sur de larges portions, de 4 % en moyenne » du périphérique.
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