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Mardi 2 décembre

Combien Paris abrite-t-elle de Space Invaders, ces petites mosaïques devenues incontournables ? 

Rédigé par Marine Slavitch.
Les fans de l'artiste peuvent recenser les œuvres repérées dans une application (crédit : Creative commons).

Les mosaïques pixelisées d’Invader intriguent depuis des années les passants. Discrètes, parfois perchées en hauteur, ces petites œuvres en carreaux colorés forment un immense jeu de piste urbain partout dans la capitale. 

ON REMBOBINE 

  • Paris abrite 1553 mosaïques Invader, réalisées par l’artiste français du même nom.
  • Il commence en 1996 à envahir les murs parisiens avec ses petits aliens pixelisés, la première apparition se faisant dans le quartier de Bastille.
  • Chaque mosaïque est réfléchie : taille, style, emplacement et couleur sont choisis pour dialoguer avec le bâtiment ou l’environnement urbain sur lequel l'œuvre est posée.
  • Pour les repérer, les fans utilisent l’application officielle FlashInvaders, qui permet de photographier et enregistrer chaque mosaïque trouvée et de cumuler des points, à la manière d’un jeu vidéo.

UNE SIGNATURE 

  • Invader est le pseudonyme de Franck Slama, un artiste parisien discret qui n’a jamais montré son visage mais dont le style est devenu mondialement reconnaissable.
  • Il détourne le personnage du jeu vidéo de son enfance, Space Invaders, édité par la société japonaise Taito.
  • Ses mosaïques en céramique sont toujours numérotées et répertoriées sur l’application.
  • Si Paris est son terrain de jeu historique, il a aussi envahi Londres, New York, Tokyo ou encore Melbourne.
  • Au total, plus de 4 300 créations ont été posées dans 87 villes.

PAS SEUL DANS LA VILLE 

  • D’autres artistes sont parfois confondus avec Invader, mais leurs œuvres ne figurent pas dans sa base officielle.
  • Parmi eux, Mifamosa illustre les plaques de rues : une pile rue Volta (3e), une version de La Jeune Fille à la perle rue de la perle (3e)…
  • Stork installe quant à lui des cigognes en mosaïques pixel art dans les rues de Strasbourg et Paris.
  • Dans un autre style, Ememem ne travaille pas sur les murs mais répare les nids-de-poule et fissures au sol avec des mosaïques poétiques.
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