Mardi 9 juin
Des dépistages pour lutter contre le cancer à Paris
Rédigé par Quentin Robardet
Le cancer du col de l'utérus touche environ 3 000 femmes par an en France (crédit : Adobe Stock).
À l'occasion du mois de sensibilisation Juin Vert, plusieurs centres de santé parisiens ouvrent leurs portes pour des journées d'information et de dépistage du cancer du col de l'utérus.
DE QUOI PARLE-T-ON ?
- La campagne Juin vert sensibilise au dépistage du cancer du col de l’utérus et mobilise les acteurs de santé pour renforcer le recours au dépistage et à la vaccination contre le papillomavirus humain.
- Cette infection est la cause la plus importante du développement de la maladie, et 80 % des personnes sexuellement actives y sont exposées au cours de leur vie.
- Le dépistage s’adresse aux femmes âgées de 25 à 65 ans et vient en complément de la vaccination contre le HPV. Cette dernière est recommandée pour toutes les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible entre 15 et 19 ans.
- Ce suivi est conseillé tous les 3 ans chez les femmes de 25 à 30 ans (après deux premiers tests normaux espacés d’un an), puis tous les 5 ans entre 30 et 65 ans.
CE QUI EST PRÉVU
- Le centre de santé Richerand (10e) accueille le public aujourd'hui dans ce cadre, de 10h à 15h.
- Vont aussi participer le centre Haussmann (9e) le 11 juin, la clinique Mont-Louis (11e) le 15, le centre médical Europe (9e) le 16, puis le centre de santé Réaumur (2e) le 23 ou le pôle santé Bergère (9e) le 25 juin. Programme complet ici.
- La branche parisienne de l'Assurance maladie dresse aussi la liste des lieux où les publics peuvent se faire dépister : « Chez votre médecin généraliste ou gynécologue, chez une sage-femme, dans un centre de santé, un hôpital ou un laboratoire de biologie médicale, dans certains centres par une infirmière habilitée ou via des associations qui accompagnent les femmes éloignées du système de soins ».
Dans le détail
- Selon Santé publique France, le taux de participation de la population cible au dépistage était de 60,9 % en 2024, en progression par rapport à 2017 (+ 9,7 %) mais inférieur au seuil européen acceptable de 70 %.
- Une action régulière de toute la population permettrait une réduction de 90 % du nombre de nouveaux cas de cancers du col de l’utérus.
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