Mardi 2 décembre
Recherche contre le cancer du sein : des projets parisiens récompensés par les Prix Ruban Rose
Rédigé par Quentin Robardet
Les Prix Ruban Rose récompensent la recherche sur le cancer du sein (crédit : Adobe Stock).
Ce mardi soir, l'association Ruban Rose organise, à l'Assemblée nationale (7e), la 22e édition de sa remise de prix, qui récompense chaque année des projets de recherche sur le cancer du sein. Plusieurs lauréats sont Parisiens.
EN BREF
- Ruban Rose est la première association française d'information sur le cancer du sein et le dépistage précoce.
- Depuis 2003, ses prix récompensent des projets qui permettent de faire avancer la recherche en France.
- Ses lauréats seront tous annoncés ce soir, lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale.
- Parmi eux, on trouve le Dr Han Li, biologiste et directrice d'un groupe à l'Institut Pasteur (15e), ou le Dr Raphaël Ceccaldi, directeur de recherche à l'INSERM et à l'Institut Curie à Paris, lauréats dans la catégorie Prix Ruban Rose Avenir.
FOCUS SUR
- « Nous travaillons sur la réparation d'ADN, explique le Dr Raphaël Ceccaldi. L'ADN se casse systématiquement dans nos cellules, et dans certains cancers, les processus de réparation ne fonctionnent pas bien. Nous avons découvert un moyen qui pourrait tuer les cancers du sein et de l'ovaire créés par la défaillance de ce processus de réparation d'ADN ».
- « Ce projet concerne la moitié des cancers du sein triple négatif, soit 5 000 patientes par an en France, et autant de cas de cancers de l'ovaire », poursuit le pharmacien de formation, dont le but de la démarche est de « mieux comprendre pour mieux soigner ».
- Une partie de son laboratoire est dédiée à la science du médicament, et travaille sur le développement d'un prototype.
ET APRÈS ?
- Comme pour les autres lauréats, cette distinction rapporte au chercheur une dotation de 250 000 € pour son projet.
- « C'est aussi un formidable moyen de faire parler de ce projet de médicament novateur créé dans un Institut français. Pour le mettre en forme, il nous faut lever des fonds importants. Si l'on y parvient, il faudra ensuite seulement deux ou trois ans pour voir les premiers essais cliniques », conclut-il.
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