Jeudi 9 octobre
Près de Rennes, les coquillages sont au service des produits de luxe
Rédigé par Julien Moreau
La société Ostrea inaugure son usine aujourd'hui à Thorigné-Fouillard (Crédit : Ostrea).
Chaque année en France, près de 250 000 tonnes de déchets coquilliers sont enfouis. La société Ostrea les recycle, à destination du marché haut de gamme. Son usine est inaugurée ce jeudi.
De quoi parle-t-on ?
- La société Ostrea s’implante officiellement aujourd’hui à Thorigné-Fouillard. Après avoir levé 5 millions d’euros en début d’année, elle compte s’imposer comme une alternative écologique aux composés synthétiques et à l’extraction de pierres naturelles.
- « En recyclant des coquilles, nous participons à une industrie et à une économie circulaire et responsable », garantit Camille Callennec, CEO et co-fondateur de l’entreprise.
- Il ne s’agit pas ici de n’importe quelle transformation. « Ostrea convertit un déchet en matériau haut de gamme, destiné au mobilier, aux plans de travail, aux revêtements ou encore aux aménagements intérieurs », illustre Camille Callennec.
Ce qu'il faut savoir
- L’usine bretonne ne s’arrête pas là. « Dès 2026, Ostrea accélèrera sa commercialisation en France et amorcera son expansion européenne. Notre ambition : nous imposer comme un acteur clé des matériaux bas carbone au niveau mondial », promet le co-fondateur.
- « Nous nous appuyons sur une ressource ancrée dans le territoire : les coquillages issus de la conchyliculture locale. Nous nous inscrivons ainsi dans une filière régionale complète qui associe producteurs, collecteurs et industriels », commente Camille Callennec.
- Cet écosystème vise à transformer des contraintes environnementales en opportunité économique et durable : « Cela prouve que la Bretagne sait inventer des solutions industrielles circulaires et impose ainsi sa position de leader dans les matériaux innovants bas carbone ».
Dans les coulisses
- L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) accompagne Ostrea à hauteur de 500 000 €.
- « Ce projet a été sélectionné pour son ambition en termes de valorisation d’un déchet emblématique de la Bretagne », confirme Pierre-Marie Rousseau, ingénieur à l’Ademe.
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