Mardi 2 décembre
Bretagne : une « souveraineté minérale » permise par une « géologie riche »
Rédigé par Julien Chaillou
La « géologie particulièrement riche » de la Bretagne permet une « souveraineté minérale » à la région (Crédit : Adobe Stock).
C'est l'âge que célèbre cette année l'Unicem Bretagne, une structure qui chapeaute la filière des carrières et des matériaux minéraux de construction dans la région.
Ce qui compte
- En Bretagne, les carrières produisent en moyenne 24 millions de tonnes de granulats (fragment de roche d'une taille inférieure à 150 mm) par an sur les 5 dernières années.
- « Cela représente environ 18 kg par habitant et par jour, consommés localement pour répondre aux besoins d’aménagement et d’entretien des infrastructures », indique l'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (UNICEM) Bretagne.
- Le poids économique de cette filière dans la région pèse de façon importante. Elle regroupe 178 entreprises, 371 sites et 2 505 emplois directs (et 4 665 indirects).
- En 2022, son chiffre d'affaires était de 578 millions d'euros pour une création de valeur ajoutée de 191 millions d'euros.
État des lieux
- En moyenne, les matériaux extraits parcourent moins de 30 kilomètres entre le site de production et le chantier. En la matière, la filière revendique un « cycle court industriel ».
- « Souvent implantées en zones rurales, les entreprises du secteur contribuent à la cohésion territoriale et à la création d’emplois non délocalisables », assure l'Unicem Bretagne.
- Profitant d'une « géologie particulièrement riche », elle affirme contribuer à une « souveraineté minérale » de la région en « fournissant des matériaux locaux pour les chantiers du quotidien comme pour les grands projets structurants ».
Zoom sur
- Dans le département, l'entreprise Laboratoire CBTP, filiale du groupe Pigeon basée à Noyal-sur-Vilaine, a récemment mis au point un procédé innovant qui permet de valoriser les résidus des carrières.
- Nommé « Géomur » il consiste en la création de blocs de terres crues ensuite liés entre eux par un béton de terre.
- Les premiers chantiers utilisant cette technique, dont la certification concerne des ouvrages allant jusqu'en R+2, ont été réalisés en 2025.
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