Mardi 5 mai
À Rennes, une start-up développe un bracelet sans contact dédié à la course à pied
Rédigé par Julien Chaillou
Cette solution vise notamment à augmenter les revenus des organisateurs d'épreuves (Credit : RIO).
Cette innovation, une première en France, est portée par la jeune société Run In One (RIO) fondée en février 2026 et incubée au sein du Poool et de l'entreprise Orange à Rennes.
Le constat
- La start-up réunit Mattéo Fontenel et Romain Brégère, 2 amateurs de course à pied habitués à piloter l'organisation d'épreuves sportives.
- « Au fil des événements, nous avons constaté des problèmes logistiques et environnementaux. Un exemple : la puce présente dans chaque dossard pour chronométrer les performances est un déchet électronique qui ne se recycle pas », explique Mattéo Fontenel.
- « Chaque année en France, il y a 7 000 événements de course à pied et 4,5 millions de dossards attribués. Cela fait beaucoup de déchats. Sachant que certains participants gardent parfois leurs dossards et finissent par les jeter à la poubelle », déplore-t-il.
- Autre difficulté : la gestion des paiements en espèces sur les villages départs ou arrivées des épreuves : « Ils sont source de pertes, de vols, ou d'erreurs pour l'organisation. »
Ce qui fonctionne
- Le duo a donc eu l'idée de dupliquer le principe du bracelet sans contact (cashless), très utilisé dans les festivals de musique, pour l'adapter au secteur du running.
- « Cela permet de sensibiliser et responsabiliser le coureur à la protection de l'environnement. Pour l'organisateur, c'est une source de revenus supplémentaires, de l'ordre de 20 % », assure Mattéo Fontenel.
- « Nos bracelets fonctionnent avec des terminaux de paiement spécifiques qui facilitent la mission des bénévoles car chaque tarif est enregistré en amont. En plus, ils fonctionnent sans accès à Internet et aucune commission n'est facturée en supplément », développe-t-il.
- Pour l'heure, la société fondée en février 2026 et incubée à Rennes a testé sa solution à 3 reprises - « avec de très bons retours » selon Mattéo Fontenel - et dispose de 2 500 bracelets.
Et après ?
- « Nous allons réaliser une levée de fonds en juin prochain pour augmenter le nombre de bracelets que l'on peut mettre à disposition des organisateurs », souligne Mattéo Fontenel.
- Le duo a aussi d'ores et déjà lancé une campagne de financement participatif via la plateforme Ulule (contribuer ici), avec un objectif de 8 000 €, « pour développer des actions de communication » et est en contact avec des plateformes d'inscription pour que sa solution y soit proposée aux participants.
- Leur grand objectif est de pouvoir ajouter une fonction de chronométrie au bracelet pour se substituer aux puces actuelles : « Nous espérons que cela sera effectif en septembre 2026. Pour l'heure, nous sommes encore dans la phase de tests ».
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