Mercredi 25 juin
Bretagne : une nouvelle taxe pour financer les mobilités
Rédigé par Julien Chaillou
La nouvelle taxe doit rapporter 40 millions d'euros à la Région (Crédit : Wikimedia Commons).
Les élus régionaux, qui se réunissent en session plénière à Rennes aujourd'hui jusqu'à vendredi, doivent notamment voter l'instauration d'une nouvelle taxe.
Pour bien comprendre
- La loi de finances 2025, adoptée le 17 février dernier, offre la possibilité à la Région Bretagne d'instaurer un Versement mobilité régional rural (VMRR).
- Cette taxe, qui s'applique aux entreprises et structures publiques de plus de 11 salariés, doit servir au financement des transports gérés par la Région (cars, trains, navettes bateaux).
- Selon les estimations, elle doit rapporter 40 millions d'euros à la Région : 23 millions de la part des entreprises et 17 millions de la part des collectivités.
- Cette taxe doit entrer en vigueur le 1er janvier 2026.
Le contexte
- L'instauration potentielle de cette taxe est contestée par les entreprises, les organisations patronales comme le Medef, ainsi que les établissements de santé. Hier, le collectif des acteurs économiques bretons est lui aussi monté publiquement au créneau.
- Le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard, pas vraiment convaincu de cette solution de financement et davantage favorable à une augmentation de la taxe de séjour pour les touristes, souhaite tout de même la mobiliser en l'absence d'alternative à l'heure actuelle.
- « La Bretagne doit bouger pour être performante et robuste », affirme l'élu. « Les citoyens, les productions bretonnes ont besoin de mobilités efficaces car nous sommes une péninsule », souligne-t-il.
En complément
- Durant cette session de 3 jours, les élus régionaux doivent aussi adopter une stratégie régionale en matière de gestion des données et de l'intelligence artificielle.
- Ce document comporte 10 engagements en matière de protection des libertés individuelles et de transparence.
- « L'objectif est aussi d'améliorer la qualité du service public en rendant l'intervention humaine plus compétitive », rapporte Jérôme Tré-Hardy, conseiller régional en charge du numérique et de la cybersécurité.
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