Rennes : Christophe Lecrenais, un photographe multirécompensé
Installé à Rennes depuis près de 40 ans, ce spécialiste du portrait, habitué aux récompenses, vient de recevoir le titre de maître artisan photographe d'art.
On rembobine
Christophe Lecrenais est « né photographe », comme il l'affirme. Pour cause, ses parents exerçaient ce métier ainsi que 2 des 4 membres de sa fratrie dont il est le benjamin. « C'est comme Obélix, je suis tombé dedans quand j'étais petit », glisse-t-il avec malice.
S'il n'a jamais vécu à Rennes, il y exerce depuis près de 40 ans au sein de son studio situé rue Jean Guéhenno, à proximité de la faculté de droit et science politique. Il est installé dans les locaux où se trouvait l'ancienne entreprise de ses parents qu'il a reprise. « Cela fait 70 ans qu'elle se trouve au même endroit », explique-t-il avec fierté.
« Je suis un dinosaure du monde de la photo à Rennes. Cela me plaît quand on vient me poser des questions ou demander des conseils », assure celui s'est longtemps investi dans le syndicat professionnel des photographes pour « défendre et promouvoir » le métier.
Le détail
Si Christophe Lecrenais a passé 1 an à prendre des photos d'avions - au sol et en vol - ou d'hélicoptères lors de son service militaire, ce qui lui plaît dans son métier c'est le portrait. Il peut s'agir de photos individuelles - notamment pour des documents d'identité - ou de famille.
« J'ai remporté 9 fois le titre de meilleur portraitiste de France et 4 fois le titre européen », souligne-t-il. L'an dernier, un nouveau titre est venu garnir sa collection : « J'ai gagné le prix du meilleur photographe de nu qui est l'une de mes spécialités. »
Son armoire à trophées s'est récemment agrémentée d'une nouvelle distinction : celle de maître artisan photographe d'art. « C'est la plus haute distinction décernée par les Chambres des métiers et de l'artisanat », explicite Christophe Lecrenais, fier de cette « consécration personnelle ».
L'autre côté
Christophe Lecrenais propose aussi ses services pour des photos de mariage. Une activité qui l'a déjà conduit « au Maroc, en Espagne ou en Angleterre ». Désormais, il a réduit la voilure et se déplace davantage pour des cérémonies dans les environs.
« Je fais aussi de la photo corporate pour des produits, des photos d'architecture ou de la photo technique », énumère-t-il. « Je vibre dès que j'ai un appareil dans la main quel que soit le cliché à partir du moment où je peux le composer », conclut-il.
Pratique
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