Vendredi 4 juillet
À Rennes, un laboratoire pour étudier la place de l'arbre en ville
Rédigé par Camille Gho
17 % du territoire métropolitain était couvert par une canopée en 2021 (Crédit : Adobe Stock).
Aujourd’hui, au parc Oberthür, a lieu le lancement du projet de recherche RENNAT destiné à mieux comprendre le rôle des arbres dans l'adaptation au changement climatique.
De quoi parle-t-on ?
- RENNAT (Rennes, Nature & Adaptation Territoriale) est un laboratoire commun qui va étudier la place de l’arbre dans la ville.
- Pour ce projet collaboratif, la direction des jardins et de la biodiversité de Rennes Ville et Métropole s'est associée avec le CNRS et l'Université Rennes 2.
- L’idée est d’utiliser les outils de télédétection, les images satellites et les modèles de calcul du CNRS pour mieux comprendre et diagnostiquer le comportement des 130 000 arbres de la métropole face au changement climatique.
- Les co-porteurs du projet sont Jean Nabucet, chercheur au CNRS, et Bertrand Martin, responsable à la direction des jardins et de la biodiversité de Rennes.
Comment ça marche ?
- Pour Bertrand Martin, il n’est pas possible de porter la même attention à tous les arbres. Avec l’aide du CNRS et de ses imageries, le travail de détection augmentera en efficacité.
- Les ingénieurs et élagueurs partageront leurs observations avec les scientifiques qui compileront et traiteront les données pour produire des conclusions à grande échelle.
- Le laboratoire a pour rôle de définir une stratégie d’adaptation du territoire. « Rennes est déjà démonstrateur sur un territoire intelligent et durable. Avec le CNRS on va pouvoir simuler la ville de demain sur 20, 30, 40 ans », précise Bertrand Martin.
- « On officialise notre relation, ce qui va fluidifier notre façon de travailler entre les différents territoires et le CNRS, mais on a pas attendu ce laboratoire pour collaborer », continue-t-il.
Pourquoi c’est important
- En 20 ans, Rennes est passé d’aucune nuit tropicale à 10 en 2022.
- La ville n’ayant pas été conçue pour ces températures, il faut donc étudier les réponses de ses arbres et réfléchir à quelles espèces planter aujourd’hui.
- « Les événements étaient dans les scénarios, mais les processus s'accélèrent et les services de la nature ne seront pas suffisants pour une transformation de la ville », souligne Jean Nabucet.
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