Mercredi 5 novembre
Environnement : à Rennes, une conférence sur la fragile santé des océans
Rédigé par Clémentine Duverly
En Bretagne, les sardines se font désormais plus rares et sont plus petites (Crédit : Adobe Stock).
Le scientifique Fabrice Pernet anime à 18h30 une conférence sur les impacts du CO2 sur les océans au café des Champs Libres. L'entrée est libre et gratuite.
Ce qu’il faut savoir
- Le rendez-vous « CO2 : double peine pour les océans » est animé par Fabrice Pernet, chargé de recherches à l’Ifremer et spécialiste de la physiologie des organismes marins face au dérèglement climatique.
- La conférence s’intéressera d’abord aux « impacts des changements globaux sur le milieu marin, c’est-à-dire le réchauffement climatique, l’acidification et la désoxygénation des océans », commente Fabrice Pernet.
- Elle évoquera ensuite les perspectives et les solutions possibles.
Pour bien comprendre
- « J’expliquerai particulièrement ce qu’est l’acidification, un problème méconnu. Le CO2 se dissout en partie dans l’eau : à son contact, elle fabrique un acide carbonique qui contribue à cette acidification », détaille-t-il.
- En découle un changement chimique des propriétés de l’eau, comme la dissolution du calcaire. Les organismes marins constitués de calcaire, comme les coquillages, peuvent disparaître, et d’autres espèces peuvent développer des comportements nuisant à leur pérennité.
- Le propos portera aussi sur l’océan comme outil pour capturer les émissions de CO2 grâce à la culture d’algues marines ou par l’ajout des particules alcalines à la surface des océans.
- « En réalité, ces solutions n’en sont pas. La baisse des émissions de CO2 reste la clef. La mutation anthropologique est la seule solution viable », ajoute-t-il.
Pourquoi c'est important
- Les impacts du CO2 sont visibles sur le littoral breton. « Les espèces se déplacent, les sardines sont désormais rares », explique Fabrice Pernet.
- L'augmentation de la température entraîne aussi la disparition des algues brunes.
- « Les lois de la nature s’imposeront à nous de gré ou de force mais la vie continuera. C’est la fin d’un monde mais pas la fin du monde », conclut-il.
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