Mardi 20 janvier
Rennes : c'est quoi ce « petit peuple des cadavres » utilisé pour résoudre des affaires criminelles ?
Rédigé par Julien Chaillou
Découvrez comment agit « le petit peuple des cadavres » (Crédit : Adobe Stock).
Pour résoudre des crimes, les forces de l'ordre peuvent s'appuyer sur des alliés silencieux. Un biologiste, ancien expert judiciaire, évoquera le sujet ce soir aux Champs Libres.
Entre les lignes
- Depuis plusieurs années, l'entomologiste Damien Charabidzé s'intéresse aux insectes nécrophages.
- Il a rédigé un livre au titre évocateur - Le petit peuple des cadavres - paru en mai 2025 chez Tana dans lequel il explique leur rôle à travers son expérience dans plusieurs affaires criminelles.
- « Quand un corps est retrouvé plus de 2 jours après la mort, l'analyse des insectes est la méthode la plus fiable pour déterminer la datation de l'évènement », assure-t-il.
- « Ce n'est pas une méthode dépassée ou anecdotique. Comme il y a des insectes partout et qu'ils peuvent se déplacer sur des kilomètres, il y en a toujours de présents. Leur quantité et diversité permet de remonter le temps », explique ce professeur à l'Université de Lille.
- « La taille des larves est aussi un indice tout comme leur absence. Dans ce cas, cela peut signifier que le corps a pu être déplacé », ajoute-t-il.
Pour bien comprendre
- Ce phénomène de biodégradation des cadavres n'est pas unique aux humains.
- « Quand on se promène dans la nature, on ne voit quasiment pas de cadavres d'animaux. C'est notamment parce que les insectes les font disparaître rapidement », souligne le biologiste.
- « J'expliquerai la théorie derrière ce processus naturel et reviendrai sur mon rôle d'expert judiciaire », souligne celui qui réalisait ses analyses à partir de « prélèvements sur la scène de crime ou réalisés par un médecin légiste ».
En complément
- Damien Charabidzé conclura son intervention sur ses nouvelles recherches.
- « Je me consacre aux rites funéraires actuels et cherche à comprendre ce qui se passe quand le procédé naturel de décomposition est entravé. C'est un élément méconnu car personne ne l'a vraiment étudié auparavant », indique-t-il.
- Le biologiste évoquera également les nouvelles techniques d'inhumation comme l'enterrement végétal ou l'humusation à travers « le prisme de la science ».
Ce qu'il faut savoir
- La conférence se déroulera dans l'auditorium de l'Espace des sciences aux Champs Libres à partir de 20h30.
- L'entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
- La rencontre est suivie d'une séance de dédicaces.
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