Vendredi 20 mars
Rennes : une nouvelle curiosité sonore chez Basalt avec un étrange dispositif de soufflerie
Rédigé par Julien Moreau
L'œuvre Fluid Synth permet un nouveau mode d'écoute (Crédit : Quentin Chevrier).
D’où viennent ces sons étranges, aux abords du canal Saint-Martin ? Dans sa Longère, Basalt mix le sonore et l’art.
De quoi parle-t-on ?
- Basalt est curieux. Et l’association du canal Saint-Martin aime magnifier le son par ce prisme. « Être curieux, c’est être ouvert à la nouveauté, à la différence et à la perpétuelle réinvention », explique Damien Simon, en charge de la direction artistique.
- En 2026, Basalt a décidé de mettre l’aérophone à l’honneur. Ce terme un peu alambiqué désigne en fait les instruments à vent. « Nous consacrons notamment la programmation aux artistes utilisant des dispositifs de soufflerie dans leurs œuvres », précise-t-il.
- Après un détour par le son des flûtes et des sirènes, ainsi que par le bruit des machines, Basalt ouvre aujourd’hui sa nouvelle saison avec « Archéologie du liquide », un projet du plasticien Alan Affichard.
- « L'exposition proposera de découvrir l’installation visuelle et sonore de cet artiste. Baptisée Fluid Synth, elle est inspirée par l’instrumentation scientifique », commente le directeur artistique qui s’avoue impatient de présenter l’œuvre aux Rennais après l’avoir découverte au Fresnoy, le studio national des arts contemporains.
Comment ça marche ?
- À la croisée de la science et de l’artisanat, l’œuvre d’Alan Affichard met en musique le son du gaz qui se distille, dans un univers tourné vers la verrerie de laboratoire ou la céramique.
- « L’installation sonore est composée de pièces de verre ou de poterie, à travers lesquels l’air et l’eau circulent, produisant et diffusant ainsi un son », promet-on chez Basalt.
- Dans son travail, l’artiste interroge la place des pratiques sonores dans l’art contemporain et les points de friction entre artisanat, sciences et nouvelles technologies.
- « À l’image du son qu’il arrive à produire grâce à la thermo-acoustique », glisse Damien Simon, lui-même bluffé par le procédé.
Ils l'ont dit
- « L’œuvre, qui peut être décrite à la fois comme une performance ou une installation immersive (elle fait 60 m2), veut non seulement explorer de nouvelles façons de produire un son… mais aussi proposer de nouveaux modes d’écoute », concluent les occupants de la Longère.
👉 L'exposition est visible jusqu'au 16 mai à la Longère (66-68 canal Saint-Martin) ; ouverture du mercredi au samedi de 14h à 18h ; gratuit et ouvert à tous.
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