Mardi 2 septembre
Rennes : c'est quoi ce nouveau chemin de mémoire en ville ?
Rédigé par Julien Chaillou
Le mémorial des martyrs de la Résistance et de la Déportation est situé rue du Capitaine Maignan (Crédit : Arnaud Loubry / Rennes Ville et Métropole).
Ce parcours mémoriel, accessible depuis le 4 août dernier, relie 12 lieux de la ville. Il faut compter environ 1h30 de marche pour parcourir ses 4 km.
Pourquoi c'est important ?
- Ce parcours invite les habitants « à prendre le temps de la réflexion et du souvenir » tout en se promenant dans les rues de la ville, explique Rennes Métropole.
- Il propose de partir « à la rencontre des femmes et des hommes qui se sont illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale », indique la collectivité.
- « Ce parcours est une opportunité unique de rendre hommage à ceux qui, par leur courage et leur détermination, ont permis à la France de retrouver sa liberté », complète-t-elle.
Voici comment
- Le parcours débute depuis l'entrée principale de l'ancienne caserne militaire du Colombier (place du Colombier). Celle-ci avait été réquisitionnée par les forces nazies pour en faire un centre de contrôle et de répression.
- Il passe ensuite par le monument du Colombier (place du Maréchal Juin), le mémorial des martyrs de la Résistance et de la Déportation inauguré en 1975 (rue du Capitaine Maignan) ou encore le Quai des déportés (allée Agnès Labbé) depuis lequel des résistants ont été dirigés vers les camps de la mort.
- Il s'achève sur la butte de la Maltière, où 79 résistants furent fusillés entre le 17 septembre 1940 et le mois de juillet 1944. Le site comprend 79 stèles en acier qui leur rendent hommage. Chacune porte leur nom, âge et date de décès. Les stèles sont hautes de 1,70 mètre pour évoquer les poteaux d'exécution.
L'autre côté
- Le parcours met aussi en lumière le parcours de certaines personnalités comme celle du Rennais Marcel Callo (6 passage du Couëdic), arrêté par la Gestapo et mort à Mauthausen.
- Il évoque aussi Andrée Récipon (Boulevard de la Guérinais) dont la propriété - le château de Laillé - servait de refuge pour des prisonniers évadés ou des fugitifs traqués par la Gestapo.
- Un zoom est également fait sur le rôle des munitionnettes qui ont œuvré dans les usines.
Le détail
- « Des bancs et zones de repos jalonnent le trajet pour une promenade paisible », précise Rennes Métropole.
- Un livret recense les lieux à visiter. Vous pouvez le consulter ici.
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