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Mercredi 17 septembre

Seconde Guerre mondiale : Marcel Brossier, le premier résistant fusillé à Rennes 

Rédigé par Julien Moreau.
Un sous-officier allemand lit l'avis d'exécution de Marcel Brossier (Crédit : WikiRennes).

Le 17 septembre 1940, il y a 85 ans, l’armée allemande fusille Marcel Brossier à La Maltière. Il devient l’un des premiers Français exécutés pour un acte de sabotage.

On rembobine

  • Marcel Brossier n’avait rien d’un militant politique. Né en 1909 dans l’Orne, il vit au 33 rue Duhamel, près de la gare de Rennes.
  • Cet ouvrier mécanicien a échappé à la mobilisation en raison de l’amputation partielle d’une de ses jambes.
  • « Il a frôlé les 2 guerres mondiales : il avait 9 ans à la fin de la Première, et était mutilé pour faire la Seconde », dépeint Erwan Le Gall, historien et professeur-référent à HEIP (Hautes études internationales et politiques) à Rennes.

Ce qui s'est passé

  • En juin 1940, l’envahisseur entre dans la capitale bretonne. Le 21 août 1940 au soir, Marcel Brossier coupe un câble téléphonique allemand entre son domicile et l’avenue Louis-Barthou.
  • « Il s’agit davantage d’un acte spontané et épidermique que d’un fait de résistance. La Résistance ‘avec un grand R’ ne naîtra que plusieurs années plus tard », explique Erwan Le Gall.
  • Imprudent ou dénoncé, il est arrêté et condamné à mort par le conseil de guerre allemand le 12 septembre. 5 jours plus tard, à 10h à La Maltière, le peloton d’exécution lui ôte la vie.
  • « La ‘justice’ allemande de l’époque a voulu à la fois faire un exemple et démontrer qu’on ne pouvait pas s’attaquer à Rennes, pôle de télécommunications dont dépendaient les futures bases militaires de Lorient et Brest », illustre l’historien.

Ce qu’il faut savoir

  • Marcel Brossier est le premier fusillé pour sabotage à Rennes et dans l'ensemble de la Bretagne durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Sa tombe, marquée « Mort pour la France », fut oubliée, puis finalement supprimée au cimetière de l’Est. Ses restes ont été versés à la fosse commune.
  • Son nom perdure aujourd’hui. Il est gravé au Panthéon rennais de l'Hôtel de Ville, et honoré dans 2 rues, à Rennes et à Saint-Jacques-de-la-Lande.
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