Mardi 16 décembre
Pourquoi les animaux parlent la nuit de Noël en Bretagne ?
Rédigé par Julien Chaillou
Selon la tradition orale, écoutez les animaux parler est interdit (Crédit : Adobe Stock).
L'histoire de la Nativité explique pourquoi les chevaux et bœufs discuteraient lors du réveillon de Noël dans la région.
On rembobine
- Il faut remonter à l'étable de Bethléem pour comprendre l'origine de cette légende en Bretagne.
- La mythologie chrétienne raconte que lors de la naissance du Christ, un bœuf et un âne présents dans la crèche auraient réchauffé l'enfant-Dieu de leur souffle et veillé sur lui jusqu'au matin.
- Cet acte de bonté animale est la raison première pour laquelle nos ancêtres ont toujours eu une considération particulière pour le bétail la nuit du 24 au 25 décembre.
Qu'en déduire ?
- En reconnaissance de ce service rendu, une tradition s'est établie chez les paysans bretons : on devait bien traiter les animaux ce soir-là.
- Non seulement leur litière était changée pour en mettre une toute fraîche, mais on leur donnait également un supplément de fourrage, désigné sous le nom d'adkoan, un genre de « réveillon » dédié aux animaux de ferme.
- Cette attention était une manière de les honorer, mais elle servait aussi, de manière très pragmatique, à s'assurer qu'ils ne disent pas de mal de leurs maîtres.
- En effet, pour les anciens, cette nuit de l'année était si spéciale que les animaux se mettaient à parler au moment précis où les douze coups de minuit sonnaient.
Le détail
- À cet instant, la tradition voulait alors qu'il soit formellement interdit de s'approcher de l'étable et d'entendre les conversations des animaux.
- La croyance était claire : celui qui braverait l'interdit et irait se cacher dans l'écurie ou la crèche entendra sa propre destinée. Comme souvent dans les contes populaires, cette révélation était rarement bonne.
- Selon un récit rapporté par l'universitaire Daniel Giraudon, basé sur une tradition orale du Trégor, une histoire veut qu'un homme qui était passé outre cet interdit mourut subitement et que son cortège funéraire fut tiré par les chevaux qu'il avait écoutés.
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