Mercredi 11 février
Budget 2026 : pour continuer à investir, la Région Bretagne fait bondir son emprunt
Rédigé par Julien Chaillou
Les 83 élus régionaux vont plancher sur le budget primitif 2026 (Crédit : Thomas Crabot).
Le budget primitif 2026 sera au cœur de la session plénière du conseil régional qui s'ouvre aujourd'hui à Rennes.
Le contexte
- Comme l'an dernier, la Région Bretagne va devoir faire avec moins de moyens alloués par l'État.
- « L'effort à faire sera moins dur que prévu, mais nous tablons sur une baisse des ressources d'environ 27 millions d'euros », précise Stéphane Perrin-Sarzier, vice-président en charge des finances.
- Dans son budget primitif - qui sera sûrement révisé plus tard dans l'année - la collectivité avait anticipé un effort de 40 millions d'euros avant le vote de la loi de finances il y a quelques jours.
État des lieux
- Malgré cela, le budget primitif de la Région progresse de 3,7 % par rapport à 2025. Il s'établit à 2,003 milliards d'euros. « Nos dépenses de fonctionnement baissent, alors que nos investissements augmentent », résume Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne.
- « Nous faisons ce choix de continuer à investir pour que le territoire reste attractif et maintenir une Bretagne dynamique », ajoute-t-il. Pour cela, la collectivité va faire grimper son recours à l'emprunt comparé à l'an dernier (544 millions d'euros ; +27 %).
- La priorité est donnée à la « préservation des services publics » notamment le transport ferroviaire (achat de 9 nouvelles rames de TER pour 16 millions d'euros), la rénovation des lycées, la modernisation des ports ou encore la poursuite des travaux sur la RN164.
- « Nous voulons aussi assurer la cohésion de la Bretagne car nous croyons à l'universalisme. C'est pourquoi les budgets de la culture, du sport et des langues de Bretagne sont une nouvelle fois préservés », justifie-t-il.
L'autre côté
- Côté dépenses, la Région Bretagne se veut prudente. Elle prévoit une baisse de ses effectifs (87 postes en moins d'ici la fin du mandat) via le non-remplacement de départs en retraite ou de contrats à durée déterminée.
- Des « efforts » seront également réalisés sur les formations sanitaires et sociales ainsi que sur les agences régionales ou des structures partenaires.
- Le credo affiché par l'exécutif de la collectivité pour 2026 est de « ne pas compenser le désengagement de l'État ».
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