Environnement : à Rennes, Mathis Ellien dessine des animaux pour aider à leur protection
Cet illustrateur rennais est spécialisé dans les planches animalières. Une façon pour lui de sensibiliser au vivant, à la biodiversité et plus globalement à la préservation de l'environnement.
La genèse
Du haut de ses 26 ans, Mathis Ellien « dessine depuis toujours ». Au début, il s'agissait d'un loisir qu'il consacrait à la réalisation de portraits. C'est à l'issue de ses études de géographie avec une spécialité en environnement que sa pratique a changé. « J'ai fait un service civique au sein de la réserve naturelle régionale des Gorges de Daluis dans les Alpes-Maritimes où je faisais beaucoup d'actions de sensibilisation à l'environnement auprès du public », retrace-t-il.
« En revenant à Rennes, j'ai décidé d'utiliser ma pratique artistique et mes compétences en dessin pour en faire un support de sensibilisation à la biodiversité », explique-t-il.
La toile de fond
Mathis Ellien dessine au feutre fin noir - parfois en couleurs - des planches animalières « à l'esprit scientifique » reprenant les « critères d'identification » des espèces. « Ce sont un peu comme des planches anatomiques. Je fais de nombreuses recherches bibliographiques avant de me lancer », souligne cet habitant de Saint-Jacques-de-la-Lande.
S'il représente tout type d'animaux « afin de mieux les faire connaître pour mieux les protéger », il s'intéresse en particulier à certaines espèces peu connues de requins ou d'araignées. Son animal fétiche est la chauve-souris. « J'ai développé une passion pour cet animal lors de mon passage dans les Alpes-Maritimes. J'aime représenter les différentes espèces qui existent dans le monde », rapporte-t-il.
Et après ?
Pour l'heure, Mathis Ellien vit des commandes que lui passent des particuliers. « Il faut compter entre 100 € et 300 € pour une œuvre originale », précise-t-il. En parallèle, il vend des impressions - de différents formats - de certains de ses dessins. « Il faut compter de 10 € à 30 € l'affiche », chiffre-t-il.
Pour faire connaître son travail, il utilise sa page Instagram et enchaîne les expositions. Ses dessins seront visibles en février et mars au sein de la bibliothèque d'Irodouër ainsi qu'à partir du 21 avril au 4bis à Rennes. « Je cherche un autre lieu d'exposition pour le premier trimestre 2026 », annonce-t-il.
À l'avenir il aimerait collaborer avec des musées, des laboratoires de recherche ou des maisons d'édition pour « illustrer des ouvrages ou des projets autour des animaux et de la science ».
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Rennes