Rennes : Émilie Grison illumine les visages des femmes de mille couleurs
Peintre autodidacte, cette artiste est spécialisée dans les portraits colorés de femmes. Elle expose en ce moment à la Maison du don de Rennes, un lieu où elle se rend régulièrement.
La genèse
Émilie Grison a découvert la peinture en 2013 grâce à l'art-thérapie. « Cela me faisait du bien et m'apaisait par rapport à mon activité de professeure spécialisée en collège », se remémore-t-elle. « Au début, j'ai cherché mon style. J'ai fini par m'orienter vers des portraits de femmes en couleurs car j'avais envie de peindre des histoires et des émotions », décrit-elle.
En 2023, elle quitte l'Éducation nationale et se lance à son compte. « Cela a été un long cheminement pendant lequel j'ai peaufiné ma technique et développé ma culture artistique. La peinture et moi, c'est un peu une belle histoire d'amour », résume-t-elle.
Voici comment
Pour vivre de son art, la Rennaise multiplie les expositions que ce soit dans la capitale bretonne ou de grandes villes françaises. « J'organise aussi des ateliers pour enfants et des apéros-peinture pour les adultes au Domaine de Cicé Blossac. Je propose également du team building pour les entreprises et du coaching à destination de jeunes artistes », développe-t-elle.
Passionnée de maquillage, elle adore saupoudrer ses portraits de couleurs vives. « Je travaille à partir de photos qui me plaisent ou à la commande. Ces dernières émanent de maris ou d'enfants qui veulent offrir un cadeau intemporel. Je suis fière de savoir que mon travail suscite autant d'émotions », se réjouit celle qui se définit aussi comme « coloriste ».
Pour s'offrir une de ses toiles, il faut compter au moins 2 000 € : « Je ne vends que sur demande après avoir échangé avec les gens. J'aime savoir pourquoi une personne s'intéresse à mon art ». En revanche, il est possible d'acheter en ligne sur son site web des posters (à partir de 59 €) ou des reproductions (à partir de 320 €).
L'autre côté
Certaines de ses œuvres sont visibles actuellement à la Maison du don de Rennes jusqu'à la fin février. « J'ai commencé à donner mon sang quand j'étais étudiante. Depuis, je le fais régulièrement, ainsi que le don de plasma. Pour moi, c'est un acte civique et solidaire », estime-t-elle en évoquant le décès de son grand-père il y a 4 ans suite à une leucémie.
« Quand j'ai appris qu'une personne qui connaît mes tableaux est venue voir l'exposition et qu'elle a fait un don de sang, j'ai été très heureuse », conclut-elle.
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