JO d'hiver 2026 : le Rennais Lucas Defayet veut faire découvrir le skeleton au grand public
Le Rennais va participer aux JO d'hiver de Milan-Cortina (du 6 au 22 février 2026). Il représentera la France en skeleton, une discipline qu'il veut faire connaître au grand public.
État des lieux
Depuis le 19 janvier dernier, Lucas Defayet est « soulagé ». Ce jour-là, le Rennais a appris qu'il était officiellement qualifié pour les prochains JO d'hiver en Italie. « Cela concrétise les nombreux sacrifices consentis ces dernières années », explique-t-il en évoquant « la reconnaissance du travail accompli et l'aboutissement d'un long processus de préparation ».
N'allez pas croire que le jeune homme de 28 ans va se contenter de cet accessit. « Je vais donner tout ce que j'ai sur la piste pour ramener le meilleur résultat », ambitionne-t-il. Dans une discipline où la France n'a plus été représentée aux JO d'hiver depuis 16 ans, il est cependant conscient qu'il ne pourra pas batailler avec les meilleures nations et espère se « rapprocher du top 10 ».
Son autre objectif est de mieux faire comprendre sa discipline au grand public. « C'est un sport qui n'est pas aussi dangereux qu'il n'en a l'air. Il y a rarement des accidents graves », plaide-t-il en disant vouloir « casser l'image de casse-cou qui lui accolé ». Selon son expérience, pour se lancer la tête en avant dans une piste glacée, il faut surtout « aimer la vitesse et l'adrénaline ».
On rembobine
Comment ce Rennais est-il arrivé à cette discipline impossible à pratiquer en Bretagne ? « Mon père travaillait sur la piste olympique de La Plagne. J'y passais toutes mes vacances scolaires », retrace-t-il. Passionné par le bobsleigh, ce fan des Rouge et Noir, ancien membre du RCK, a débuté son apprentissage sur la piste savoyarde par le skeleton, car il est possible de s'y initier plus jeune (12 ans contre 16 ans pour le bobsleigh) : « J'y ai pris goût, et puis le skeleton est davantage adapté à mon gabarit », souligne-t-il.
Après ses études à Rennes et dans un lycée professionnel à Dinan, il s'est lancé sur le circuit international à l'âge de 22 ans. En 2023, il a fait un choix fort : « J'ai mis mon activité professionnelle sur pause pour passer un cap, m'entraîner à temps complet et avoir une vraie préparation physique ». Un choix payant validé par sa participation aux JO à venir.
Et après ?
Après la quinzaine olympique, Lucas Defayet reviendra passer du temps près de Rennes pour y retrouver sa famille et ses amis. « J'ai prévu de remercier la commune et les habitants de Saint-Erblon où je réside. Ils me suivent toute l'année et me soutiennent financièrement », se réjouit l'athlète qui prévoit notamment de « partager son expérience des JO avec les élèves du secteur ».
Bonus
- Pour suivre les exploits du champion local, la commune de Saint-Erblon a prévu d'installer une fan zone au sein de l’Espace du Guesclin le 12 février prochain. L'accès sera gratuit et libre.
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