Jimme O’Neill, leader de The Silencers, est le plus Rennais des Écossais
Le leader et chanteur du groupe The Silencers a vécu 20 ans à Rennes. Il est de retour dans la capitale bretonne ce soir lors d'un concert à l'Étage.
Comment votre groupe a-t-il évolué ?
« Ma façon de travailler est toujours la même. Dans les années 1980, je faisais mes maquettes sur mon 8 pistes, avec ma boîte à rythme et ma guitare. Je composais la musique puis je posais une sorte de yaourt par-dessus. Aujourd’hui, c’est un peu pareil. C’est souvent en écoutant ces paroles spontanées et inconscientes que les plus beaux textes apparaissent, portés par la mélodie.
Désormais, je joue avec mes enfants. Ils sont adultes et montent sur scène avec moi depuis longtemps. »
De quel œil voyez-vous ce revival pour les « Eighties » ?
« Je ne peux que le comprendre. Je suis un grand fan de musique et mes racines vont de Fred Astaire aux Beatles, en passant par les Rolling Stones. Déjà à l’époque, les jeunes chanteurs s’inspiraient d’autres artistes. Je me souviendrai toujours de ce soir au Club Futura à Londres. Sur scène, 3 jeunes mecs de 15 ou 16 ans sont arrivés avec leurs claviers et leur cassette de Eurythmics. Je suis resté scotché devant leur talent et leurs inspirations. Quelque temps après, j’ai appris que ces gars s’appelaient… « Depeche Mode » ! Londres dans les Eighties était une machine à fabriquer des groupes et des tubes mondiaux. »
Vos fans comparent souvent vos albums à Simple Minds ou U2…
« C’est lié à l’époque : cette sonorité des années 1980 avec des thèmes qui nous sont chers, souvent politiques. Je suis un enfant de Glasgow. J’ai connu les heurts entre catholiques et protestants. U2 s’est servi de sa musique entraînante pour dénoncer l’occupation britannique, dans "Bloody Sunday" par exemple. Simple Minds aussi, dans "Belfast Child". Nous sommes une génération de musiciens qui a vécu à la fois l’âge d’or du rock et des événements marquants. »
Que représente Rennes pour vous ?
« J’ai été Rennais de 2004 à 2023. Je suis un fêtard et l’ambiance des bars du centre-ville me manque. J’étais tous les vendredis et samedis soirs au bar de la Cité, au O’Connell, au Ty Anna. J’ai presque rencontré ma femme au Café des Bricoles ! J’aime l’esprit festif et étudiant de cette ville qui m’a accueilli. J’ai eu beaucoup de mal à la quitter et je suis heureux d’y revenir pour ce concert. »
👉 Le concert aura lieu ce soir à 20h à l'Étage. Tarif unique : 36 € (billetterie).
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