Rennes : atteint d'une tumeur cérébrale, Raphaël Martin-Guiheneuc pédale contre la maladie
Ce Rennais, âgé de 29 ans, va rallier la capitale bretonne à Istanbul (Turquie) en vélo. Atteint d'une tumeur cérébrale, il veut récolter des dons pour la recherche durant son périple.
On rembobine
Raphaël Martin-Guiheneuc est arrivé à Rennes avec sa famille lors de son entrée en CM2. « J'y ai fait mon collège et mon lycée, et rencontré de nombreux copains. C'était des années très formatrices », se rappelle-t-il. Ses études l'ont ensuite mené à Caen, puis le travail à Paris où il a collaboré pour des start-up en tant que gestionnaire de projet.
Sa vie a basculé en 2020 à l'âge de 23 ans. « J'ai fait une crise d'épilepsie au volant. J'ai passé un scanner qui a révélé une tumeur au cerveau », retrace-t-il. S'ensuit un intense parcours de soins ponctué d'une opération éveillée du cerveau, de chimiothérapies et de protonthérapies. « Tout cela m'a mis complètement chaos. Ensuite, je ne pouvais pas imaginer rester dans mon petit appartement parisien. Sur un coup de tête, je suis parti marcher sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Le Puy-en-Velay », explique le jeune homme. Un périple qu'il a poursuivi jusqu'au Cap Finisterre où son père est venu le chercher en bateau pour le ramener dans le Finistère !
Et après ?
Une aventure de 2 mois et demi qui lui a « sauvé la vie ». « J'ai retrouvé de la sérénité et repris confiance en moi. Je me suis aussi recentré sur ma famille et mes proches », assure-t-il. L'année suivante, il a réalisé le chemin de pélerinage bouddhiste de Shikoku au Japon : « J'ai fait cet itinéraire de 1 300 km alors que j'étais en début de chimio. J'y ai fait de nombreuses rencontres exceptionnelles et croisé de nombreuses personnes à vélo. Cela a attisé ma curiosité. »
En 2025, alors que Raphaël prépare sa nouvelle aventure à 2 roues, sa maladie est revenue le freiner. « Le traitement rendait impossible toute activité sportive », décrit-il. Une pause forcée qu'il a mise à profit pour peaufiner l'organisation de son défi « grâce à l'aide de nombreux partenaires ». Parmi eux, Rennes Métropole, Galian (qui a mis au point un vélo pour lui), l'agence La Contrée (pour la communication), Orange (qui lui fournit un forfait international et un téléphone) ou Décathlon (qui lui a donné des équipements).
Ça donne quoi ?
Un an plus tard, le voilà prêt à monter en selle. Le 4 avril, il s'élancera à 14h de la Place de la Mairie de Rennes pour rejoindre Istanbul. « Durant mon parcours, je vais aller à la rencontre de patients et de professionnels de santé. Je publierai ça sur mon compte Instagram et ma page Facebook. L'idée est de mieux expliquer les tumeurs cérébrales et leur prise en charge », indique-t-il.
Une aventure sportive et scientifique qui est aussi solidaire : « J'ai lancé une cagnotte en ligne pour aider la recherche. J'espère pouvoir lever 15 000 € et financer une thèse ou un post-doctorat. Si j'y arrive, j'en serai très fier. »
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