Le portrait : Christophe Boisselier
Sommelier de formation, restaurateur de métier, mentaliste par passion, le Rennais a réuni ses 3 univers pour les associer à travers des conférences, livres et spectacles.
La genèse
Christophe Boisselier a débuté son parcours dans l'univers du vin par la sommellerie « de haut niveau ». « Je faisais de nombreux concours. J'ai notamment gagné celui de meilleur sommelier de Bretagne », retrace-t-il. Lassé par cet élitisme, le Rennais s'est décidé en 1993 à ouvrir le « premier bistrot de vin nature en ville » : le Tire-Bouchon. Un établissement - qui existe toujours au 2 rue du Chapitre - dont il a assuré la gestion jusqu'en 2000.
Il a ensuite enchaîné plusieurs projets en tant que restaurateur à Rennes parmi lesquels Léon Le Cochon ou Le Comptoir des Halles. Fatigué par le rythme effréné imposé par la gestion de ses adresses, sa soif de nouveautés l'a amené à gérer « une sandwicherie » puis à se lancer dans la livraison de repas à l'aide d'un triporteur dans les zones de bureau. « J'ai été l'un des premiers à le faire à Rennes », souligne-t-il.
L'autre côté
Outre la cuisine et le vin, l'autre passion de Christophe Boisselier, c'est la magie. « Petit, je voulais être cuisinier magicien ! », se souvient-il. Un rêve qui a commencé à se concrétiser quand il est devenu cuisinier pour les artistes du festival Vive la magie né à Rennes : « Je les suivais en tournée. Cela m'a permis de côtoyer les meilleurs magiciens du monde ».
De cette expérience, lui vient l'idée - en 2018 - de créer une conférence et des repas spectacles mêlant les arômes du vin et les gestes de l'illusion à destination des particuliers et des entreprises. « J'ai créé un concept sans le savoir. Mon but est de rendre le vin le plus accessible au grand nombre », explique-t-il.
Et après ?
À l'issue de ses prestations, Christophe Boisselier est souvent pressé de questions par le public portant sur des thèmes récurrents. « Ils veulent savoir comment reconnaître le vin, le marier avec les plats et le conserver », énumère-t-il. Pour les guider, il se lance alors dans la rédaction de livres.
« Selon moi, l'approche analytique et technique ne sert pas à grand-chose. Il vaut mieux apprendre à connaître l'écologie, la nature, pour comprendre le vin », affirme-t-il. « Les gens ont souvent peur de dire leur ressenti lors d'une dégustation, mais personne n'a le droit de vous dire que votre ressenti est faux », rassure-t-il. Avec lui, le vin ça coule de source !
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