Mercredi 28 janvier
Éducation : un jeu-concours pour repenser la prégnance du masculin organisé dans la métropole rennaise
Rédigé par Julien Chaillou
Le projet - dont c'est la première édition - s'adresse aux élèves de CM1 à la Terminale (Crédit : Adobe Stock).
Un jeu-concours pour réfléchir sur les nouvelles façons de vivre les relations filles-garçons à destination des écoles et établissements publics de Rennes Métropole est lancé aujourd'hui.
Le contexte
- Ce projet citoyen nommé Penser demain est porté par la Chaire Docteur Denis Mukwege (lauréat du prix Nobel de la paix en 2018) de l'Université Rennes 2.
- « Il est né d'une réflexion collective au sujet des violences sexuelles et sexistes (VSS). Si les problèmes sont mieux identifiés et si la parole se libère davantage, la culture sexiste patriarcale dans laquelle sont élevés les enfants perpétue un cercle viriliste et de compétition », affirme Olivia Amos, la coordinatrice du projet.
- « Nous avons décidé de donner la parole aux enfants et adolescents pour écouter ce qu'ils ont à exprimer au sujet de l'enjeu de l'égalité filles-garçons », souligne-t-elle.
Ce qui se passe
- Le projet - dont c'est la première édition - s'adresse aux élèves de CM1 à la Terminale de la métropole rennaise que ce soit via leurs établissements scolaires ou des établissements publics qui les accueillent (maison de quartier, MJC...).
- « Nous leur demandons de réaliser une production collective d'un visuel symbolisant le fait que le masculin ne s'impose plus », explique Olivia Amos.
- Le 9 avril prochain, un jury réunissant plusieurs partenaires du projet se réunira pour désigner 3 lauréats : un projet pour les primaires, les collégiens et les lycéens.
- « Les visuels sélectionnés bénéficieront d'une campagne d'affichage dans la seconde moitié du mois de juin 2026 dans la métropole rennaise », précise-t-elle.
En supplément
- Le projet Penser demain est lancé officiellement cet après-midi par une conférence de Gilles Lazimi, un médecin féministe engagé dans la lutte contre les VSS.
- « Il s'est exprimé publiquement sur le sujet de l'éducation des jeunes garçons en dénonçant le coût de la virilité, la mise en compétition ou les injonctions à être les plus rapides, les plus beaux », énonce Olivia Amos.
Elle l'a dit
- « Nous testons ce dispositif dans la métropole rennaise cette année. Nous aimerions le déployer l'an prochain à l'échelle de l'académie de Rennes », ambitionne Olivia Amos défendant un projet « frais, positif et tourné vers l'avenir » au sujet des VSS.
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