Mardi 27 janvier
Le Vaisseau Fantôme mis en scène à l'Opéra de Rouen
Rédigé par Aude Cazorla
Le baryton Alexandre Duhamel endosse le premier rôle du Hollandais dans une scénographie mêlant de projections vidéos et décors (crédit : Caroline Doutre).
À partir d'aujourd'hui, l’Opéra de Rouen présente quatre représentation du chef-d’œuvre de Wagner, mis en scène par Marie-Ève Signeyrole.
Un peu d'histoire
- Composé en 1843, Le Vaisseau fantôme est l’une des premières grandes fresques dramatiques de Richard Wagner, posant les bases de toute son œuvre future.
- L’histoire, inspirée d’une légende nordique, met en scène un marin maudit qui ne peut accoster qu’une fois tous les sept ans, à la recherche d’une femme dont l’amour le sauverait.
- À travers des décors mobiles et une scénographie évocatrice, la version présentée à Rouen mêle univers mythique et questionnements du présent. « C’est un décor symbolique, à tiroirs : il fait la fois figure de bateau, de lieu de fête, de chambre… », explique la metteuse en scène Marie-Ève Signeyrole.
Focus
- L’ouverture célèbre de l’opéra, véritable condensé sonore de la tempête, de la malédiction et de la rédemption, trouve une intensité renouvelée sous la baguette de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, connu pour sa précision et sa passion pour les défis.
- La régie intègre des éléments vidéos minutieux pour renforcer l’ambiance : « La vidéo donne par moment un avant-goût de thriller, avec des plans d'ambiance : une lampe qui scintille, de l'humidité sur un parquet… C’est surtout une question d’atmosphère », évoque la metteuse en scène.
- D'autres séquences filmées évoquent la mémoire des âmes perdues du vaisseau, ajoutant une dimension profondément humaine à l’univers fantastique de Wagner.
Le petit plus
- Cette production établit un parallèle saisissant entre la condition du marin condamné et les errances modernes des réfugiés.
- « Le récit de ce capitaine condamné à errer éternellement percute les luttes contemporaines de ceux qui sont contraints à la fuite et le cycle sans fin de la migration », précise Signeyrole, soulignant le lien entre mythe et réalités actuelles.
- Il s’agit aussi d’un premier rôle marquant pour le baryton Alexandre Duhamel dans le rôle du Hollandais, face à la soprano Silja Aalto, incarnation émouvante de Senta.
Y aller : 7, Rue du Dr Robert Rambert, à Rouen. Tarifs : 10 à 45 €. Billetterie ici.
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