Un artiste en performance au musée des Beaux-Arts de Rouen
À 14h30, le peintre rouennais Louis Runemberg investit le musée des Beaux-Arts de Rouen pour une performance musicale. L'artiste jouera du piano tout en échangeant autour des œuvres avec les visiteurs curieux.
Comment a commencé cette collaboration avec les Beaux-Arts ?
« À l'été 2025, je me suis retrouvé célibataire, et le musée des Beaux-Arts est devenu mon refuge pendant cette période de changement. Le 2 août, j'étais dans la salle du Jubé, devant la grande toile du peintre Rochegrosse intitulée Andromaque. Ce jour-là, c'était justement la date anniversaire de l'artiste. Je ne le savais pas et je l'ai découvert ainsi. Alors je suis revenu tous les jours pour dessiner cette toile, au stylo, sur mon carnet. J'ai numéroté chaque dessin de manière chronologique, et j'en ai offert aux visiteurs du musée que j'ai rencontrés pendant ces heures passées à dessiner. »
Que vous apportent ces rencontres en tant qu'artiste ?
« J'ai échangé avec énormément de personnes en faisant cela, et c'était très intéressant. Je parlais en dessinant, et je leur donnais le dessin réalisé. Plus de 200 croquis au stylo ont ainsi été distribués à des personnes venues du monde entier : une princesse russe, des descendants de la royauté française… Au fur et à mesure de ces visites, j'ai découvert plus amplement la vie et l'œuvre de Rochegrosse, et j'y ai trouvé des similitudes avec ma propre histoire. J'aime qu'il y ait plusieurs histoires dans cette toile, qui avait un sens personnel pour le peintre. Je suis même actuellement en train de travailler au design d'un parfum nommé Andromaque, comme ce tableau, avec une parfumeuse. »
Comment se déroulera votre performance du jour ?
« Pour les visiteurs du musée des Beaux-Arts de passage dans la salle du Jubé, je jouerai du piano à partir de 14h30. Les gens peuvent venir vers moi, et je leur parle des œuvres exposées en expliquant par exemple la toile qui représente le massacre de la Commune de Paris en 1871, dans la salle. Ce que j'apprécie, c'est partager ma sensibilité d'artiste et mon analyse des œuvres avec les visiteurs, comme un cadeau qui les marque. Tout cela est bien sûr permis par les Amis du Musée et la présence d'un superbe piano à queue que l'ancien directeur du musée, Sylvain Amic, a eu la bonne idée d'y placer. »
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