Lundi 21 juillet
Une visite insolite à l’Aître Saint-Maclou à Rouen
Rédigé par Freddy Lamme
Le tarot de Marseille se transforme en « tarot de la peste » pour coller à l’histoire du lieu (Crédit : Adobe Stock).
Proposée à la nuit tombée, l’animation « Les arcanes de l’Aître » invite les visiteurs dans les couloirs du temps du monument historique rouennais.
Mystère entre chien et loup
- Le rendez-vous est donné devant la porte principale de l’Aître Saint-Maclou, un peu avant 22h ce soir. Le monument ouvre exceptionnellement à cette heure-ci et ne laisse entrer que les possesseurs de billets pour l’animation du soir.
- C’est là, dans la cour intérieure, entre les quatre murs du bâtiment historique que débute la visite nocturne intitulée « Les arcanes de l’Aître ». La réservation en ligne est obligatoire, il reste d’ailleurs encore des places.
- Le guide invite les participants à tirer les cartes d’un tarot de Marseille, transformé pour l’occasion en tarot de la peste. Un clin d’œil à l’histoire du lieu. L’ambiance se fait de plus en plus mystérieuse à mesure que la nuit tombe sur les visiteurs…
Tout un été à l’Aître
- Cette visite insolite fait partie d’un riche programme d’animations à l’Aître Saint-Maclou. Spectacles, activités en famille ou jeux de piste sont à l’affiche de « Un été au cœur de l’Aître Saint-Maclou ».
- Après avoir accueilli les concerts d’Audrey Tesson et de Melissa Weikart le 10 juillet pour le festival musical des Terrasses du jeudi, et l’orchestre de l’Opéra Normandie-Rouen mercredi dernier, le monument sera le théâtre du spectacle « Trap », de la compagnie El Nucléo, le 10 août prochain.
- Située dans la cour intérieure de l’Aître, la galerie des Arts du feu est également ouverte tout l’été. L’occasion d’y découvrir l’exposition temporaire du céramiste anglais Richard Dewar.
Un lieu chargé d’histoire(s)
- Régulièrement cité parmi les monuments préférés des touristes (et des Rouennais), l’Aître Saint-Maclou est un ossuaire du XIVe siècle.
- On situe sa création à l’époque de la peste noire de 1348. Dans son histoire plus récente, le lieu a notamment accueilli une filature, une fabrique d’armes, un pensionnat de jeunes filles ou encore l’école des Beaux-Arts jusqu’en 2014.
- Le chat momifié, visible à travers une vitre, constitue l’une des curiosités du site. La légende dit qu’il aurait été emmuré vivant au Moyen-âge pour conjurer le mauvais sort. Un mystère de plus.
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