Mercredi 1 octobre
Ça s'est passé un 1er octobre à Rouen
Rédigé par Aude Cazorla
Pour immortaliser cet événement, un manuscrit enluminé fut offert au roi, illustrant cette rencontre symbolique (crédit : CC).
En 1550, le roi de France Henri II se présente à Rouen le 1er octobre. Pour l'accueillir, la Ville organise d'immenses festivités.
Le contexte
- En 1550, le roi de France Henri II, âgé de 31 ans, est sur le trône depuis trois ans, suite à la mort de son père François Ier . Il entreprend alors une tournée des villes françaises.
- Pour marquer son passage, Rouen organise des fêtes somptueuses, espérant ainsi obtenir quelques faveurs royales, comme la confirmation de ses privilèges ou une réduction d’impôts.
- Les rues de Rouen sont nettoyées et décorées, des tentures suspendues aux façades et des arcs de triomphe en bois érigés le long du parcours du cortège royal, où défile Henri II accompagné de son épouse, Catherine de Médicis.
Des indiens dans la ville
- Lors de cette visite, les Rouennais offrent au roi un spectacle inoubliable. Sur la rive gauche de la Seine, 50 Indiens Tupinambas – en réalité joués par des matelots normands – reconstituent des scènes de la vie quotidienne de cette tribu brésilienne.
- Vêtus de ceintures de feuilles, coiffés de plumes et armés d’arcs et de boucliers, ces figurants incarnent les partenaires commerciaux des Normands, établis depuis quelques décennies sur les côtes du Brésil.
- Ces échanges, nés après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, avaient permis aux marins et marchands normands de nouer des liens étroits avec les Tupinambas, connus pour leur hospitalité.
Pourquoi c'est important
- Pour immortaliser cet événement, un manuscrit enluminé fut offert au roi, illustrant cette rencontre symbolique.
- Une version courte, agrémentée de gravures, fut également imprimée et diffusée dans tout le royaume.
- Ce document, étudié par les historiens, se distingue par la représentation respectueuse des indigènes, bien loin des futurs « zoos humains » des expositions coloniales.
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