Rencontre avec Mathis Nour, délégué général et artistique de l’Aceac à Rouen
L’Association pour la création et l’émergence dans les arts chorégraphiques (Aceac) lance à Rouen « Cercle Émergence » pour soutenir de nouveaux projets culturels.
Quelles sont les missions de l’Aceac ?
« Nous avons vocation à accompagner les chorégraphes émergents en mettant en place des programmes et en créant une communauté d’artistes. Notre association à but non lucratif, reconnue d’intérêt général, est basée à Rouen et elle existe depuis quatre ans. L’Aceac a monté un incubateur qui accompagne dix projets par an en Normandie, mais nous déployons également nos actions à l’échelle nationale et internationale. L’enjeu de notre accompagnement à l’émergence, c’est le renouvellement générationnel et budgétaire, mais aussi le renouvellement du public. »
Qu’est-ce que le « Cercle Émergence » ?
« Cercle Émergence a officiellement été lancé le 25 novembre dernier dans le très joli cadre du musée des Beaux-Arts de Rouen. Avec cette action, nous souhaitons élargir notre communauté en fédérant les acteurs économiques locaux autour du rayonnement artistique du territoire. Nous comptons à ce jour une quarantaine de partenaires qui nous soutiennent. Des grandes banques, des entreprises, mais aussi des avocats ou des notaires se rassemblent autour de nos artistes. Il y aura régulièrement des moments organisés dans l’année pour que danseurs, chorégraphes et mécènes se retrouvent. Nous créons ainsi de nouvelles formes de dialogues. »
Quels sont les projets à venir ?
« Il y a déjà nos dispositifs existants, comme l’incubateur, mais également « Danse et handicap » qui place la danse comme vecteur d’inclusion sociale. Il y a également ce gros projet à l’échelle européenne que nous préparons pour 2027 avec le Danemark. Nous nous sommes aperçus qu’il y avait d’ailleurs assez peu de Normands dans les appels à projets à l’échelle du continent. À Rouen et alentour, il y a un certain nombre d’espaces de diffusion de la danse, mais ils ne sont ni dédiés, ni labellisés. Nous allons continuer à travailler pour rendre la danse plus visible aux yeux du grand public. »
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