Mardi 9 décembre
Connaissez-vous l’histoire de la gare de Rouen ?
Rédigé par Agathe Poirot-Bourdain.
Elle est la seule en Normandie à ne pas avoir été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale (crédit : SNCF).
Classée en 1975 aux Monuments Historiques, la gare de Rouen est un chef-d'œuvre éclectique de l’art nouveau et de l’art déco.
Une infrastructure ancienne
- Le chemin de fer arrive à Rouen en 1843 dans le quartier Saint-Sever. Rapidement, la construction d'une gare s’impose en centre-ville
- Construite Rue Verte sur les anciennes pépinières du Britannique William Tite, inaugurée en 1847, la gare est vite jugée insuffisante. Un plan d’agrandissement est proposé par la Compagnie ferroviaire de l’ouest.
- Les premiers coups de pelle sont donnés le 30 octobre 1912 du côté de la Rue du Champ des oiseaux et la première pierre posée le 7 juin 1914.
- Pour ne pas suspendre le trafic, l’ancienne gare continue à fonctionner. La presse signale l’efficacité des pelleteuses modernes !
Le plus grand chantier du début du XXe siècle
- Adolphe Dervaux, architecte du gouvernement, conçoit un bâtiment original dans le style art nouveau, très en vogue à l’époque. Son œuvre hybride s’inspire aussi de l’art déco, plus sobre et géométrique.
- La façade en pierre de taille est tout en courbes, inspirées du monde végétal. Ajourée par de vastes verrières, deux statues glorifient les dockers du port portant des sacs de blé.
- Le campanile domine la place de ses 37 mètres. L’horloge est une particularité.
- Entre 1914 et 1919, les travaux ralentissent. La construction du corps central long de 47 mètres et haut de 23 mètres en béton est très moderne pour l’époque.
Un patrimoine unique
- Achevée en 1928, la gare est inaugurée en 1932 par le président Gaston Doumergue. On parle de « la gare de l’Ouest » ou « gare de la Rue Verte ».
- Elle est la seule gare normande à ne pas avoir été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’intérieur, un monument fait mémoire des cheminots morts pendant les deux conflits du XXe siècle.
- En 1967, Robert Savary peint deux fresques dans la salle des Pas Perdus évoquant le vieux Rouen et le port.
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