Lundi 15 décembre
Une réunion de décembre sous le signe de l'environnement au Conseil métropolitain de Rouen
Rédigé par Aude Cazorla
Le projet Seine Nourricière doit permettre de financer le développement de circuits courts entre les fermes et la restauration scolaire sur le territoire (crédit : Adobe Stock).
Les 125 élus du Conseil métropolitain de Rouen se réunissent pour la dernière fois de l'année 2025, ce lundi à 18h. Ils doivent débattre et voter plusieurs mesures consacrées à l'environnement.
Des capteurs pour anticiper le changement climatique
- La Métropole lance un dispositif inédit : le déploiement de 67 mini-stations météorologiques.
- Près de 50 capteurs seront installés dans des zones stratégiques (parcs, quartiers denses, zones industrielles) et fourniront des données sur la température, l’humidité, la qualité de l’air et l’état des sols.
- Celles-ci permettront d’anticiper les canicules, d’optimiser la gestion de l’eau et de protéger la biodiversité.
- Cofinancé à 80 % par l’Europe (FEDER), ce réseau représente un investissement de 477 000 € et s’inscrit dans le plan d’adaptation climatique voté en 2023.
Structurer des filières agricoles locales et solidaires
- Le territoire s’engage dans le projet « Seine Nourricière » aux côtés de la Ville de Paris, du Havre et de 16 autres collectivités de l’Axe Seine.
- Le dispositif vise à accompagner des cantines scolaires et des épiceries solidaires pour intégrer 30 % de produits normands d’ici 2030, dont 15 % en bio ou sous signe de qualité.
- Parmi les mesures phares : des distributions de paniers de légumes aux familles précaires et un soutien financier apporté à des fermes locales.
Un plan de gestion pour sauver des écosystèmes rares
- Un plan de gestion écologique ambitieux est sur le point de se concrétiser sur trois sites naturels : les coteaux calcaires d’Amfreville-Belbeuf, les Terres du Moulin à Vent (Anneville-Ambourville), et le Madrillet (Petit-Couronne et Saint-Étienne-du-Rouvray).
- Ces milieux, menacés par l’embroussaillement et l’urbanisation, abritent des espèces protégées comme le Damier de la Succise (papillon rare), le Lézard des souches, ou des orchidées sauvages.
- Un plan sur dix ans est envisagé avec de l'éco-pâturage, la restauration des mares et des actions de sensibilisation du public.
- Près de 80 % des coûts (1,5 M €) seront pris en charge par le FEDER et la Région Normandie.
Il est possible de visionner la séance en direct sur la chaîne YouTube de la Métropole ici.
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