Rencontre avec Anthony Rech, un Rouennais aux Jeux olympiques d'hiver
L’attaquant du Rouen Hockey Élite 76 est un atout pour l’équipe de France de hockey sur glace qui défie la Suisse, aujourd’hui, à 12h10, pour son entrée dans le tournoi olympique. Les prochains matchs ? La République tchèque demain et le Canada dimanche.
Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques heures du début du tournoi ?
« Nous sommes tous très excités, on a hâte que ça commence ! Toute l’équipe est présente sur place depuis une semaine. C’était nécessaire pour bien s’acclimater et ne pas être submergés par l’émotion. Nous sommes bien installés au village olympique, où nous occupons deux étages d’un bâtiment avec le groupe France. Nous sommes même allés voir deux ou trois courses et la compétition de patinage artistique. On suit aussi tout ça depuis le salon TV, il y a une belle ambiance. Avec Florian Chakiachvili, nous sommes fiers de représenter Rouen et les Dragons, mais c’est encore différent des championnats du monde. On représente la France aux JO, c’est une sensation que nous n’avions jamais connue. »
Comment appréhendez-vous les matchs à venir, contre trois des meilleures équipes du monde ?
« Il faut jouer tous les matchs à fond et essayer d’en remporter au moins un. Ce serait un exploit pour le hockey français face à des équipes comme la Suisse, la République tchèque ou le Canada. Nous allons essayer de gagner le respect des grandes nations du hockey mondial en étant solides défensivement et en ayant un état d’esprit de guerriers. Nous allons faire de notre mieux en donnant une bonne image. C’est un tout autre niveau que les matchs avec Rouen, personne ne prend ça à la légère. Notre pays a besoin d’être présent sur cet événement, pour que les gens adhèrent, pour que des gamins s’inscrivent en club. On profite aussi de ce coup de projecteur pour préparer le championnat du monde 2028 et les Jeux Olympiques 2030, deux grandes compétitions qui se dérouleront en France. »
À titre personnel, surfez-vous sur la forme qui vous a permis d’être désigné meilleur joueur de la finale de coupe de France, remportée face à Grenoble ?
« Je me sens plutôt bien, après avoir travaillé sérieusement en club, puis en sélection cette semaine. Ici, nous avons insisté sur l’intensité et la vitesse, une nécessité au moment de démarrer un tournoi de ce niveau. Je suis prêt à marquer et à jouer n’importe quel rôle. Si je joue 10 minutes, je les jouerai au maximum. J’ai bien aimé le travail avec le coach mental aussi. On commettra certainement des erreurs durant la compétition, mais nous refusons tous d’échouer à cause d’une mauvaise gestion de nos émotions. »
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