Lundi 16 février
Adopter une chapelle funéraire à Rouen
Rédigé par Agathe Poirot-Bourdain.
La préservation de ces sépultures anciennes est un sujet de réflexion pour la municipalité (crédit : Ville de Rouen).
À Rouen les chapelles funéraires sont souvent abandonnées par leurs propriétaires. La Ville étudie un projet d’adoption pour ces monuments insolites.
Un patrimoine important
- Les chapelles funéraires se multiplient au XIXe siècle. Construites par des familles aisées, ces sépultures familiales sont généralement de taille imposante, avec des sculptures et ornements remarquables.
- Ce sont des lieux privilégiés de recueillement avec un certain confort, qui constituent souvent un symbole pour la famille.
- Riche ville industrielle à la Belle Epoque, Rouen possède de beaux exemples de ce riche patrimoine, notamment au cimetière monumental.
Des sépultures abandonnées
- L’avenir des chapelles funéraires rouennaises est aujourd’hui compromis. Beaucoup de ces sépultures sont oubliées et abîmées par le temps. Absence d’héritiers, coût d’entretien et négligences les endommagent.
- La ville de Rouen peine à entretenir ces biens privés et n’arrive pas à contacter les descendants dont la trace a souvent été perdue.
- Comment gérer ce patrimoine à l’abandon ? La question de leur préservation est un sujet pour la municipalité.
Un dispositif municipal
- La ville de Rouen n’a pas les finances pour reprendre les concessions abandonnées et les entretenir.
- La municipalité de Rouen réfléchit donc à une solution inédite pour restaurer son patrimoine funéraire : l’adoption par les particuliers d’une chapelle à un tarif attractif, en échange de l’entretien.
- Quelques candidats ont été séduits par l’idée originale mais les devis de restauration les ont découragés.
- La question de la sauvegarde du patrimoine funéraire reste donc entière. Les mécènes sont les bienvenus !
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