Mardi 17 février
Ça s'est passé un 17 février à Rouen
Rédigé par Aude Cazorla
L'exécution eu lieu publiquement près de la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle à Rouen, où André Vitel passa ses derniers jours (crédit : CC).
Le procès d'André Vitel, le 17 février 1939, a marqué l'histoire judiciaire rouennaise car il a donné lieu à la condamnation à la peine de mort du plus jeune accusé de France.
Un crime qui sidère Rouen
- Le 8 juin 1938, le Havre est frappé par un double meurtre d’une sauvagerie rare : André Vitel, 17 ans, assassine sa belle-sœur, Alice Anne, et son neveu de six semaines.
- À coups de fer à repasser, de bouteilles et de couteau, le jeune homme massacre la mère avant d’étouffer le nourrisson, puis camoufle le crime avec méthode.
- Arrêté dès le lendemain, il avoue tout, sans véritables explications. L'instruction est rapide et les faits relayés abondamment dans la presse locale et nationale.
Un procès sans indulgence
- Le procès a lieu le 17 février 1939 à la cour d’assises de la Seine-Inférieure, à Rouen. L’accusé demeure impassible face à une salle secouée par l’émotion.
- Malgré son âge, aucune circonstance atténuante ne lui est accordée.
- Son avocat n’obtiendra ni remise de peine, ni grâce présidentielle, alors que le contexte politique (guerre imminente, répression renforcée) ne laisse guère de place à la clémence.
Une exécution qui marque l’histoire
- Le 3 mai 1939, à l’aube, l’exécution a lieu publiquement près de la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle à Rouen. Jules-Henri Desfourneaux, nouveau bourreau de la République, officie pour la première fois.
- Vitel devient alors le dernier mineur exécuté en France, à 20 jours de sa majorité, et l’un des symboles des limites de la justice avec les adolescents dans l’entre-deux-guerres.
- Cette affaire est racontée dans un podcast des Archives de la Seine-Maritime, accessible en ligne ici.
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