Rencontre avec Élise Russis, athlète en course pour le Perche Élite Tour de Rouen
À 22 ans, et après des résultats plus qu’encourageants dans les catégories jeunes, Élise Russis postule pour rejoindre les meilleures mondiales du saut à la perche féminin. Ce week-end, la licenciée au Stade Sottevillais tentera de battre son record à domicile, à l’occasion du Perche Élite Tour, au Kindarena.
Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours du Perche Élite Tour ?
« J’ai fini 7e du championnat de France qui s’est déroulé à Clermont-Ferrand le week-end dernier. Avec 4,35 mètres je ne suis qu’à 5 centimètres de mon record personnel. Ça me donne envie d’aller le plus haut possible au Perche Élite Tour, dernière compétition indoor de la saison. J’ai eu une préparation compliquée, j’ai manqué de sauts et de technique à l’entraînement, ça a été dur mentalement aussi… Je me sens prête à passer un cap, il faut que je me lâche, que je me débloque au niveau de la tête. »
Sauter à domicile, c’est de la pression ou du plaisir ?
« C’est un plateau très relevé, les meilleures du monde seront présentes. L’ambiance, le public, c’est très agréable, ça a tendance à me booster. C’est une chance d’avoir cette compétition à la maison. Il y a une très bonne ambiance également entre les athlètes, celles qui sont au-dessus de moi m’encouragent, me conseillent. J’espère vraiment être à leur niveau dès cet été. Je sens que j’ai les 4,50 mètres dans les jambes. Sur ce concours du Perche Élite Tour, je vais essayer d’aller le plus haut possible, sans me fixer de limite. Le grand rendez-vous de la saison outdoor, ce sont les championnats d’Europe de Birmingham, j’ai très envie d’y participer. »
Comment conciliez-vous les études et le sport de haut niveau ?
« Je suis en troisième année d’école de kiné, mais j’ai choisi de dédoubler. Je ne fais que les stages en ce moment, j’ai la chance de pouvoir les faire entre les saisons. C’est sûr que c’est fatigant car l’hiver je dois aller m’entraîner à Val-de-Reuil, qui possède les infrastructures en intérieur, plutôt qu’à Sotteville-lès-Rouen. Je le fais parfois après une journée de travail. En période de partiels par exemple, le stress engendre de la fatigue, ce n’est pas toujours simple, surtout quand vous concourrez contre des adversaires qui ne font que du sport. À côté de ça, j’y trouve un certain équilibre. Et en ce moment, je suis beaucoup plus en forme que d’habitude ! »
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