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Lundi 9 mars

Ça s'est passé un 9 mars à Rouen

Rédigé par Aude Cazorla
À Rouen les femmes ont joué un important rôle dans le soutien logistique aux réseaux de Résistance (crédit : Donjon de Rouen).

Le 9 mars est une date marquante pour Rouen, rappelant la mémoire des Résistants du réseau Hamlet tombés sous le joug de la répression nazie.

Un réseau de résistants

  • En juillet 1940, les Britanniques organisent des groupes d’action destinés à saboter la production industrielle ennemie dans les pays occupés.
  • Entre Rouen et Le Havre, le « réseau Hamlet » se met en place dès mai 1943.
  • À Déville-lès-Rouen, il est constitué d’agents locaux, principalement des ouvriers et employés des entreprises industrielles de la région.
  • Le groupe est placé sous la responsabilité de Gaston Delbos et son épouse Thérèse, qui utilisent leur cabinet médical comme couverture pour organiser des sabotages.

La répression allemande

  • En mars 1944, la Gestapo démantèle le réseau : arrestations, perquisitions et déportations s'enchaînent.
  • Dans la nuit du 9 mars, à 2 heures du matin, Thérèse et Gaston Delbos sont arrêtés à leur domicile. Le réseau Hamlet est progressivement démantelé dans les jours qui suivent.
  • Thérèse Delbos demeure d’abord enfermée dans une cellule des sous-sols du Palais de Justice de Rouen avant d'être envoyée au camp de Sachsenhausen, où elle perd la vie en 1945. Son époux Gaston Delbos survit à la déportation : il est libéré à Buchenwald le 11 avril 1945.

Hommages et mémoire

  • Aujourd'hui, des municipalités de la métropole perpétuent la mémoire de ceux qui ont lutté. La ville de Maromme a donné le nom de Thérèse Delbos à deux écoles, maternelle et primaire.
  • À Bonsecours, une plaque commémorative honore quatre autres victimes locales des exécutions nazies, tombées en 1940 et 1941 pour la liberté.
  • Ces initiatives rappellent l'importance de leur sacrifice dans la lutte contre l'occupation et pour les libertés.
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