Lundi 30 mars
Ça s'est passé un 30 mars à Rouen
Rédigé par Aude Cazorla
La presse couvre bien l'événements comme en témoigne de nombreux articles (crédit : Adobe Stock).
Le 30 mars 1960, Nikita Khrouchtchev effectuait une visite officielle en France qui le conduisait, ce jour-là, jusqu'à la gare de Rouen.
Un peu de contexte
- En 1960, le général de Gaulle convie le premier secrétaire du parti communiste pour un voyage officiel du 23 mars au 3 avril. C'est le premier chef du gouvernement soviétique à se rendre en France depuis la Révolution de 1917
- La visite s'explique par la volonté de nouer directement des relations avec l'URSS après la mort de Staline.
- Pendant douze jours, Khrouchtchev visite un grand nombre de villes françaises : Paris, Bordeaux, Marseille, Dijon... et Rouen.
Un accueil hors du commun
- Le leader soviétique est reçu en grande pompe à Rouen les 30 et 31 mars 1960. Khrouchtchev arrive en train à la gare de Rouen après un arrêt à Serqueux, suscitant une grande affluence.
- Il est accueilli par le maire Bernard Tissot et le préfet Chaussade, avant de parcourir la ville dans un cabriolet découvert malgré le temps incertain.
- Le programme est chargé : une visite de la cathédrale dans l'après-midi, suivie d'un dîner présidé par Georges Lanfry, président de la Chambre de commerce, en présence notamment d'Andreï Gromyko, le ministre des Affaires étrangères soviétique, et de plusieurs ministres français.
- On lui sert du caneton à la Rouennaise, et le dirigeant se délecte de trois verres de muscadet et quatre verres de moulin-à-vent.
- La visite est marquée par de sérieuses mesures de sécurité, y compris un arrêté préfectoral interdisant l'usage d'armes le long du parcours du cortège.
Diplomatie et convivialité
- En prévision de cette visite, environ 250 chambres d'hôtel furent réservées pour loger la délégation soviétique et les nombreux journalistes présents.
- La presse couvre bien l'événement comme en témoigne de nombreux articles dans le journal Le Monde ou Paris-Normandie.
- Bien qu'il ne soit resté que quelques jours de plus en France, cette visite a marqué les relations diplomatiques de l'époque, symbolisant un pas vers la détente au cœur de la guerre froide.
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