Mercredi 8 avril
Les enjeux de la 1ère séance du conseil métropolitain à Rouen
Rédigé par Aude Cazorla
Nicolas Mayer-Rossignol a été réélu maire de Rouen le 22 mars avec 48,14 % des suffrages (crédit : Adobe Stock).
Les 135 élus du conseil métropolitain vont siéger pour la première fois aujourd’hui, à 15h. Ils vont élire leur président et les vice-présidents de commission. Un choix qui va orienter l’évolution de notre territoire.
La composition
- Les membres du conseil métropolitain ont pour charge de veiller ensemble à un développement harmonieux de la métropole et trouver des synergies entre les territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains, centraux ou périphériques. Plutôt que d’œuvrer chacun de leur côté, les élus des municipalités ont ainsi un espace de travail qui leur permet d’agir ensemble pour l’intérêt de tous.
- Chaque commune dispose d’un nombre de conseillers en fonction de l’importance de sa population. Elles possèdent toutes au moins un siège et aucune ne peut avoir plus de la moitié des sièges.
- Les élus, qui y siègeront pour six ans, représentent les habitants de leur commune. Ils ont été désignés dans le cadre des élections municipales. En droit, ils doivent se réunir pour la 1ère fois 4 semaines après l’élection des maires de toutes les communes de la métropole au plus tard. Chez nous, cette première séance a lieu aujourd’hui.
- Ils vont notamment élire le président de cette assemblée, déterminer et élire les vice-présidents et désigner les représentants de la communauté dans certains organismes extérieurs comme les syndicats mixtes.
- Ces premières délibérations seront présidées par le doyen de l’assemblée. Le président, les vice-présidents et le cas échéant les autres membres du bureau sont élus avec un scrutin secret uninominal à la majorité absolue. Si après deux tours de scrutins, aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un troisième tour de scrutin et l’élection est acquise à la majorité relative. En cas d’égalité de suffrages, c’est le candidat le plus âgé qui est élu. À noter : il n’y a pas d’obligation de parité dans l’attribution de ces postes. Les conseillers recevront également une charte leur rappelant leurs droits et leur devoir.
- Par la suite, l’exécutif fixera le cap des grandes lignes politiques et chaque membre participera à une ou plusieurs commissions définissant l’avenir du territoire (cohésion sociale, eau et assainissement, habitat et mobilités, politique foncière, emploi, voiries, la culture, etc).
Son rôle
- Les métropoles exercent des compétences structurantes pour les territoires. Elles investissent dans des secteurs clés pour qu’ils se développent de manière équilibrée. Elles gèrent ainsi les zones d’activité économique, organisent le tourisme et assurent la valorisation du patrimoine naturel. Elles interviennent aussi dans le logement social, le transport, l’assainissement et la gestion des déchets.
- Des compétences supplémentaires peuvent être confiées par l’État, la région ou le département. Ces transferts renforcent notamment leur rôle dans les politiques de logement et d’action sociale. Le début du mandat place les nouvelles équipes face à des décisions qui engagent directement le quotidien des habitants et l’évolution des territoires.
Les enjeux de cette première séance
- Nicolas Mayer-Rossignol (Union de la gauche) a été réélu maire de Rouen le 22 mars avec 48,14 % des suffrages, devançant Marine Caron (Divers centre-LR, 26,43 %), Maxime Da Silva (LFI, 14,11 %) et Grégoire Houdan (RN-UDR, 11,32 %). Des résultats favorables à l'échelle des 71 communes de la Métropole qui font de lui le grand favori à la présidence de l'institution.
- À gauche, la majorité devrait se structurer en plusieurs groupes : un bloc dominant autour des socialistes et de leurs alliés, auxquels pourraient s'ajouter des groupes distincts pour les écologistes et les communistes, comme lors du mandat précédent. La position des trois élus LFI reste en suspens.
- À droite et au centre, une trentaine de conseillers pourraient former un seul groupe d'opposition unifié, tandis que les indépendants se répartiraient entre deux groupes : le groupe EPCI fort de 26 conseillers et un second groupe de six à dix élus mené par le maire de Bois-Guillaume Théo Pérez, qui a exclu de présenter un candidat à la présidence.
- Le Rassemblement national sera représenté par deux élus : Grégoire Houdan à Rouen et Mathéo de Souza au Grand-Quevilly, sans intention de rejoindre un groupe existant, restant ainsi en position de minorité isolée dans cette nouvelle assemblée.
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