Jeudi 28 mai
À Rouen, une asso pour prévenir l’hyperconnexion
Rédigé par Freddy Lamme.
Il est recommandé d’appliquer « la règle des 4 pas » aux enfants : pas d’écran le matin, pas pendant les repas, pas dans la chambre et pas avant de se coucher (crédit : Adobe Stock).
La Rouennaise Aminata Ba-Dermien vient de créer Petits Bruits, une association de prévention contre la surexposition aux écrans.
De quoi parle-t-on ?
- Petits Bruits est une association qui accompagne les familles, entreprises et structures éducatives face à l'hyperconnexion à travers des ateliers, des conférences et des événements.
- Elle a été fondée par Aminata Ba-Dermien, communicante depuis de nombreuses années. « Dans mon métier, on ne déconnecte pas beaucoup, on regarde les réseaux sociaux notamment. Il y a quelques mois, j’ai décidé de faire une pause et de me pencher sur ce sujet d’intérêt général. »
- « Il existe des structures publiques qui s’intéressent à la question. Elles proposent des ressources, des conseils, mais on ne trouve pas forcément d’interactions humaines derrière tout ça », déclare celle qui s’est fait accompagner par les fondateurs de « Lève les yeux », une structure de Marseille qui se penche sur la reconquête de l’attention.
Le contexte
- En France, l’hyperconnexion est souvent associée aux salariés. Une étude de l’Observatoire de l’infobésité et de la collaboration numérique (OICN) indique que 31 % des salariés français sont concernés par une exposition élevée (50 à 150 soirées connectées pour raison professionnelle par an) ou critique (plus de 150 soirées par an).
- « D’une manière générale, on ne calcule pas en termes de nombre d’heures passées sur un écran, on regarde plutôt à quel moment le temps passé sur l’écran nous empêche de faire quelque chose que nous faisions avant, comme la lecture, le sport ou des loisirs », ajoute Aminata Ba-Dermien.
- Chez les plus jeunes, ce sont les jeux vidéo et les écrans de télévision qui sont particulièrement nocifs. Ils peuvent empêcher un bon développement cognitif. « Il y a une vraie urgence sanitaire sur ce sujet », s’alarme la fondatrice de Petits Bruits.
Interventions et conseils
- L’association propose en premier lieu des ateliers qui concernent les enfants. Adapté à chaque tranche d’âge (5-8 ans, 9-12 ans et 13-17), le discours est basé sur le dialogue et la communication.
- « Ces interventions se déroulent en petits groupes, jusqu’à 20 personnes. Il n’y a pas encore de consultations individuelles. Pour y participer, il suffit de s’inscrire à une session sur le site. »
- Pour l’heure, Petits Bruits propose des ateliers du côté du Fabalab de Bihorel, à la librairie Les Mots Éphémères, dans les locaux de coworking Axès, au cœur du quartier des Sapins, et tient même une permanence au Centre Hospitalier du Rouvray.
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