Nicolas Labatut, musicien et artisan du patrimoine sonore des églises de Rouen
À la Halle aux toiles, le Rouennais Nicolas Labatut, musicien et artisan du patrimoine sonore des églises présente ce soir une immersion dans ses paysages sonores. Une belle façon de débuter le festival des Terrasses du jeudi.
Une vie de musique
Dans ses jeunes années, il joue dans un orchestre, des morceaux populaires pour faire danser le public.
Lorsqu’il s’installe à Rouen, il trouve naturellement une place de conseiller-vendeur dans une boutique spécialisée dans les instruments de musique.
Quelques années plus tard, il se fait remarquer comme étant la pierre angulaire de My Sidekicks, un groupe pop ayant signé un album. Les musiciens ne se sont jamais rencontrés physiquement et les morceaux ont été composés uniquement grâce à l’envoi de fichiers audio.
Sauvegarder les plus beaux sons
Le Rouennais d’adoption s’intéresse à beaucoup de choses. Il a par exemple suggéré une cartographie d’une ruine moyenâgeuse jouxtant le magasin où il travaille. Une hypothèse prise au sérieux, qui sera confirmée plus tard par l’Institut national des recherches archéologiques préventives (Inrap).
Mais c’est en investissant l’église Saint-Nicaise de Rouen, en 2021, que Nicolas Labatut se fait remarquer. Ayant eu vent du déménagement de l’orgue de chœur, il s’est attelé à le cloner de manière numérique. C’est-à-dire : enregistrer chaque note jouée par l’instrument avec l’écho du lieu, pour la reproduire à l’identique plus tard sur un clavier numérique.
En parallèle de ces premières expériences, il crée l’association Sauvegarde du Patrimoine Acoustique.
Il a depuis cloné le son de la cloche Cache-Ribaud du Gros-Horloge ou encore la maison de George Sand à Nohant.
Une passion poussée pour Chopin
Nicolas Labatut a récemment acquis un piano de la marque Pleyel dont le numéro de série est proche de celui qu’utilisait Chopin il y a près de 190 ans.
Il faut dire que le musicien voue un culte au compositeur-interprète du XIXe siècle. Ses recherches ont d’ailleurs permis de ressortir une information oubliée de tous : Chopin avait donné un concert dans les murs de l’Hôtel de Ville de Rouen en 1838.
Le mélomane a également produit un podcast en lien avec ce concert de Chopin à Rouen.Une plaque commémorative a depuis été posée près de la salle de concert aujourd’hui dédiée aux actes d’état civil.
Ce soir, à la Halle aux toiles, ce sont toutes ces histoires qu’il racontera avec son piano Pleyel à portée de doigts.
Y aller : 19, place de la Basse Vieille Tour, à Rouen. Gratuit. Réservation en ligne.
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