La Rouennaise Lady Arlette remet la main à la guitare
La Rouennaise sort « Chics et désinvoltes », un neuvième album tout en poésie et en délicatesse.
Toute une histoire musicale
Annabelle Cavallin est professeure de français dans un collège de Rouen. Après les cours, elle troque le stylo pour la guitare et enfile le costume de Lady Arlette, rockeuse et poète à la fois. Sur son tableau apparaissent souvent des citations. Ce sont aussi bien les mots d’un philosophe que ceux d’un ami libraire.
« Je joue de la musique depuis que j’ai 10 ans. Mon parrain faisait les bals, c’est lui qui m’a offert ma première guitare électrique pour ma communion. En 5e, j’avais déjà mon groupe », se souvient celle qui a poussé entre ses origines alsaciennes et le foyer familial de Montbéliard.
Au début des années 1990, elle débarque à Rouen et met du temps à trouver la bonne partition. Elle intègre la belle aventure de Claire et ses radis et découvre Gul de Boa au Bateau ivre, ou encore les premiers concerts de La Maison Tellier au Trianon Transatlantique. Des boussoles qui l’orientent alors toujours plus vers la scène.
Musicienne hyperactive
Ces seize dernières années, Lady Arlette a sorti neuf albums. Une belle régularité qui ne l’empêche pas de se produire très souvent sur scène, y compris avec ses autres projets musicaux : Lady Starlette, La Fugue, Fuckin’ Babel love…
« Avec « Chics et désinvoltes », je me suis autorisée à faire autre chose. Je n’ai plus besoin de m’afficher, j’ai assez de reconnaissance des musiciens que j’aime. J’ai l’impression d’arriver à un carrefour, mais je suis sereine », témoigne l’artiste rouennaise.
Quel regard porte-t-elle sur tant d’années à jouer sans compter ? « À un moment, je pensais vivre de la musique. Ça ne s’est pas fait, mais d’une manière générale je ne pensais pas que ça marcherait aussi bien. Ce dont je suis la plus fière, c’est d’avoir eu la confiance nécessaire pour écrire mes textes, et aussi d’avoir obtenu mon diplôme d’enseignement musical à 35 ans. »
Un nouveau disque disponible
Après quelques semaines d’attente, le nouvel album de Lady Arlette est enfin arrivé. Il est possible de l’acheter au format CD sur le Bandcamp de l’artiste et tout prochainement à la librairie La Tonne, à Rouen.
« Sur ce disque, j’ai à la fois repris en main la guitare et laissé de l’air aux autres, avec une chanson d’Hauchecorne, un texte de Ben Herbert Larue et de nombreuses collaborations », témoigne-t-elle. Ce nouvel opus a une fois de plus été enregistré avec Ludwig Brosch, à l’exception d’un titre.
Avant de défendre le disque sur scène, la Lady a besoin de sentir l’accueil qui est réservé à son album. Les chansons « Tout se traverse », « Quand les absents sont là » ou « À qui la peau », devraient accrocher l’oreille de plus d’un amateur de chanson mélancolique et poétique.
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