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Vendredi 17 octobre

Rouen s'engage pour le don d'organe

Rédigé par Aude Cazorla
Sauf inscription dans le registre des refus, nous sommes tous donneurs par défaut (crédit : Adobe Stock).

Ce vendredi, le CHU de Rouen et l’Université de Rouen Normandie officialisent leur engagement avec une journée de rencontres sur le campus de Mont-Saint-Aignan.

De quoi parle-t-on ?

  • Le 17 octobre est la Journée mondiale du don d’organes. Pour marquer leur nouvelle labellisation aux côtés du collectif Greffes+, l'établissement médical et l'Université de Rouen organisent une grande matinée d’échanges.
  • Des tables rondes avec médecins, chercheurs et philosophes, des témoignages de patients greffés et des ateliers viseront à briser les tabous sur ce sujet encore trop souvent évité.
  • L’événement, ouvert au public, se clôturera par la signature de la charte « Ambassadeur du don d’organes », marquant ainsi une dynamique collective inédite à l’échelle du territoire.

Un enjeu de santé publique

  • En 2024, 22 585 patients étaient en attente d’une greffe en France, tandis que seulement 6 034 greffes ont pu être réalisées.
  • Le taux de refus reste élevé : 36,4 % au niveau national, et 31,3 % à Rouen.
  • Pourtant, la loi Cavaillet depuis 1976 établit une présomption de consentement : nous sommes tous donneurs par défaut, sauf inscription dans le registre des refus.
  • Cette méconnaissance ou ce flou autour de la loi alimente les hésitations des familles et freine les prises de décision urgentes dans les hôpitaux.

Bon à savoir

  • L’un des fers de lance pour développer le don d’organes est aussi de former le personnel soignant à intervenir au moment des décès. « La famille est en état de choc et n’a pas le recul pour réfléchir à la question du prélèvement. Mais si on formait le personnel soignant à aborder ces questions, comme ils le font en Espagne, cela changerait la donne », explique Marie-Catherine Concé, directrice du Laboratoire de droit pharmaceutique à l’université de Rouen Normandie
  • En devenant ambassadrice, l’Université souhaite aussi replacer le débat dans la société et la science pour faire rempart face aux infox, en diffusant des connaissances rigoureuses et accessibles, auprès des étudiants comme du grand public.

Y aller : Salle de conférence, Maison de l’Université (bât.42), 3 Place, Emile Blondel, à Mont-Saint-Aignan. Entrée libre.

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