Mardi 2 juin
La bonne idée : SightKick veut rendre les jeux de société accessibles aux déficients visuels
Rédigé par S.G.
L'application permet de lire la couleur et le numéro de la carte d'Uno et envoie l'information au joueur malvoyant par une oreillette (Crédit : SightKick).
L'application SightKick créée à Strasbourg permet aux personnes aveugles et malvoyantes de jouer aux jeux de société de manière autonome grâce à un smartphone et des écouteurs.
Le contexte
- L'idée de SightKick est née d'une situation vécue par Florent Weltzer, son fondateur âgé de 36 ans.
- Lors d'une soirée jeux, un ami aveugle a préféré ne pas participer.
- « Nous avions beaucoup de jeux à disposition mais aucun ne lui permettait de jouer de manière autonome. Il s'est lui-même retiré de l'équation », explique-t-il.
- Face à ce constat, il a décidé de concevoir une solution capable de supprimer cette dépendance.
De quoi parle-t-on ? 🎲
- « C'est une application mobile qui permet aux personnes aveugles et malvoyantes de jouer aux jeux de société de manière autonome et sans adaptation du matériel de jeu », résume Florent Weltzer.
- L'application repose sur un principe simple : un smartphone placé devant le joueur analyse les cartes grâce à sa caméra et transmet les informations par voie audio dans une oreillette.
- Le joueur entend alors le contenu de ses cartes et peut prendre ses décisions seul.
Et maintenant
- Aujourd'hui, Sidekick fonctionne notamment avec le Uno, les cartes françaises classiques et Odin.
- Selon le fondateur, les temps de réponse sont suffisamment rapides pour permettre à une personne déficiente visuelle de participer à une partie sans ralentir les autres joueurs.
- La jeune entreprise strasbourgeoise souhaite désormais élargir son catalogue.
- Des partenariats ont été conclus avec les éditeurs français Gigamic et Blackrock Games afin d'intégrer de nouveaux titres à l'application.
- L'objectif consiste à rendre accessibles un nombre croissant de jeux commercialisés dans les circuits traditionnels.
- Incubée à Strasbourg, à Paris et au sein du Campus Louis Braille, la start-up vise déjà une diffusion internationale pour répondre aux besoins d'un public estimé à plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde.
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